La vie commence à 20h10 - Thomas RAPHAEL

Publié le par Amy

Aujourd'hui, je chronique un livre (c'est quand même l'objet de mon blog), suite des aventures londoniennes ultérieurement. Comment ça je vous fais languir ? Que nenni, loin de moi cette idée !

 

L'héroïne de ce roman s'appelle Sophie, elle est étudiante en thèse de Lettres à Bordeaux, elle vit avec Marc qui lui a déjà un poste de maître de conférence à l'université. Ensemble, ils élèvent le neveu et la nièce de Marc, dont les parents sont morts dans un accident de voiture. Le rêve de Sophie, c'est de voir son roman publié. Elle vient d'essuyer une dizaine de refus et se prépare à se contenter d'un poste à l'université quand elle apprend que même cela ne sera pas possible à cause de sa mère (je vous passe les détails). C'est alors qu'une productrice de télévision la contacte : elle devra travailler un an pour la série à succès "La vie la vraie", et en contrepartie, Joyce Verneuil recommandera son roman à un éditeur.

 

Rien qu'en lisant mon résumé, vous vous rendez compte que l'histoire n'est pas des plus simples. Et c'est vrai qu'en 517 pages, l'auteur a l'occasion de compliquer les choses encore plus.

J'ai beaucoup aimé le début du roman, quand l'auteur met en place ses personnages et les intrigues principales. La petite famille reconstituée de Marc et Sophie est sympathique. Annie et Julien, leur nièce et leur neveu, sont des personnages secondaires qu'on a envie de protéger, dont on suit les aventures avec plaisir. Tous les petits détails de la vie quotidienne sont intéressants, même les plus anodins.

 

Et puis, dès que Sophie s'installe à Paris, on entre dans le monde manichéen de la télévision, et cette partie m'a beaucoup moins plue. Le fait que la gentille Sophie se batte contre le reste du monde est tellement prévisible qu'on est étonné que l'auteur rentre à ce point dans cette facilité. De plus, la situation de départ me semble empruntée à un autre roman qui a connu un grand succès de librairie, Le Diable s'habille en Prada. Andréa doit travailler un an pour Miranda Priestly et son magazine de mode, dont elle n'a que faire avant de se voir offrir un poste de journaliste dans n'importe quel journal de son choix. Dans La vie commence à 20h10, Sophie n'a vu qu'un seul épisode de la série pour laquelle elle va travailler, et elle se dit que préparant une thèse de littérature, elle va réussir à s'imposer dans ce milieu sans problème. Puis, très vite, elle s'investit à fond dans son rôle d'assistante de Joyce Verneuil, qui est détestable avec elle.

 

Les intrigues familiales, amoureuses, professionnelles, sont étirées à l'extrême. Je me suis ennuyée pendant des pages et des pages de vocabulaires techniques, dont je ne me souviens absolument pas. Quant aux cinquante dernières pages, dont j'espèrais qu'elles sauvent le roman, elles sont pleines de bons sentiments, mais pas très crédibles.

 

J'ai passé un moment de lecture agréable, mais il ne me restera rien de cette lecture dans quelques semaines, et c'est dommage. Faire plus court n'aurait pas nuit à l'ensemble.

 

 

Thomas RAPHAEL, La vie commence à 20h10, Flammarion, impr. 2011, 517 pages

 

Publié dans Critique d'oeuvre

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Camille 20/08/2011 20:10



Cette analyse est bien trop courte, j'ai lu ce roman (2 fois) et je peux vous dire qu'au contraire, on aimerai que ce livre fasse quelques pages de plus ! Toutes les parties du livre sont bien
écrites et au rythme enlevé, même si le début est de bonne facture, c'est quand sophie arrive à paris qu'on ne peut plus lacher le livre !


Quant au vocabulaire technique, si vous avez un soupçon de curiosité, vous apprendrez beaucoup sur le monde des séries télés c'est un des points forts du roman.


Je vous invite à lire d'autres critiques que celles ci (vous en trouverez facilement sur google), elles vous donneront un apercu plus complet du livre.