Qui suis-je ?

Je suis une jeune bibliothécaire qui souhaite partager ses lectures avec le plus grand nombre

 

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J'ai la chance de faire partie du Club des Théières

Lundi 29 juin 2009

Les secrets de Summer StreetDans le nouveau roman de Cathy Kelly, nous suivons la vie de trois femmes qui habitent la même rue de Dublin, Summer Street. Christie est professeur d'art dans un lycée, elle est mariée et heureuse en ménage. Faye est mère célibataire, elle élève seule Amber, qui a dix-huit ans. Enfin, Maggie, bibliothécaire, est de retour chez ses parents après avoir rompu avec son amoureux.

Je suis toujours contente quand Cathy Kelly sort un nouveau roman car elle m'emmène en Irlande et me fait voyager vers des destins de femmes. Mais après avoir lu quatre ou cinq titres d'elle, je commence à me lasser. D'abord, son écriture n'est pas transcendante, c'est l'histoire qui prime. Ensuite, elle choisit toujours la même trame, le même schéma narratif : elle nous présente ses personnages principaux dans les premiers chapitres, qui sont à coup sûr des femmes vertueuses, victimes mais jamais coupables. Puis, elles se tiennent les coudes pour sortir de leurs soucis et triomphent invariablement de l'adversité.

Encore une fois, ça n'a pas loupé ! Christie trouve le courage d'annoncer à son mari qu'elle l'a trompé il y a vingt-cinq ans de cela. Trompé étant un bien grand mot, vous l'imaginez, puisque sa liaison n'a duré que deux jours.Son mari lui pardonne sans trop d'efforts, il ne faudrait pas que les lectrices se fassent du mauvais sang trop longtemps. La quatrième de couverture nous promet "de lourds secrets" :  Faye a menti à sa fille, elle lui a fait croire que son père était mort, mais en réalité, c'est juste un junkie qui n'a jamais reconnu sa fille. C'est bien là le secret le plus lourd. Quant à Maggie, elle a été maltraitée par ses camarades de classe quand elle était au collège. Depuis,  elle n'a absolument plus aucune confiance en elle mais trouvera la force de défendre un petit parc de Summer Street qui menace d'être détruit par la municipalité : il en faut du courage pour mener à bien ce combat, nous en sommes convaincus !

Si Cathy Kelly ne se réinvente pas, elle va bientôt s'auto-plagier. C'est dommage car ses premiers romans m'avaient laissé de bons souvenirs de lecture. On compte sur toi Cathy, reviens-nous en pleine forme pour de nouvelles aventures féminines palpitantes !

Par Amy - Publié dans : Critique d'oeuvre
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Mercredi 17 juin 2009

Je sais, cela n'a rien à voir avec les livres, mais je suis tellement fière de moi que je vous ai concocté un reportage photo de mon bricolage de lundi.

En effet, le trou que vous voyez est normalement l'emplacement d'un tiroir dans mon buffet de cuisine. Le problème, c'est que le tiroir en question ne coulissait plus et même s'écroulait sur les portes en-dessous.

A la faveur d'ue visite de mes parents, mon père a diagnostiqué une usure des roulements à billes qui aident le tiroir à coulisser.

Ma mission, et je l'ai acceptée, était donc de retourner dans la grande chaîne de magasins de meubles qui m'avait vendu le buffet, et revenir avec de nouveaux supports métalliques.


Je suis rentrée à la maison avec tout le matériel nécessaire, et comme mon père m'avait laissé son super-tournevis-d'homme-fort-pour-qui-le-bricolage-n'a-aucun-secret, je me suis mise au travail.

J'ai essuyé quelques écueils, je ne vous le cacherais pas : j'ai laissé tomber les vis au moins trois fois dans la vaisselle qui était en-dessous du trou béant du tiroir manquant, j'ai insulté le vis en question qui refusait de sortir de la barre métallique initiale pour aller se ficher dans la nouvelle. Mais je n'ai rien fixé à l'envers, et en vingt minutes, le tour était joué.









Admirez le travail !

J'avoue que j'ai vérifié plusieurs fois au cours de l'après-midi que le tiroir n'était pas tombé.

Et bien devinez quoi ? Ce soir, quand je suis rentrée du travail, il était toujours en place...

Merci papa, je n'aurais pas réussi si tu ne m'avais pas expliqué la marche à suivre. Le cerveau des filles ne doit pas être fabriqué sur le même modèle que le cerveau des hommes : je suis super fière de moi quand je réussis à monter un tiroir, à trouver ma route sans faire demi-tour trois fois ou à installer un logiciel sur mon ordinateur. Rien que de très banal pour un homme.

Il n'y aurait pas un représentant de l'espèce masculine pour venir m'expliquer comment déboucher un évier, tapisser un mur ou rester assise sur son canapé tout un après-midi pour regarder des bonshommes souffrir sur leurs vélos? Pour me contacter, mon mail est en bas de cette page...

Par Amy - Publié dans : Blablabla
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Mardi 16 juin 2009

Dayna est en train d'accoucher, mais parce que le travail est long, elle a le temps de repenser à tous les hommes qui furent ses petits amis. Il y eut Simon, celui qui la trompait à tour de bras sans qu'elle s'aperçoive de rien. Puis Chris, un étudiant en antiquité classique, musicien à ses heures perdues, qui monte son propre groupe... le futur Coldplay ! Ensuite, il y eut Archie, l'homme parfait jusqu'à ce qu'il se révèle raciste, homophobe, antisémite... enfin, vous voyez. Et puis il y eut aussi Mark, prince charmant bis, mais qui trompait Dayna avec Dieu. Et enfin, il y eut Cristian, fils de sa patronne, très attentionné, trop peut-être...

J'ai déjà dit dans ce modeste cabinet de lecture, chers Bérénice addicts, que je ne m'excuserai plus de lire de la chick lit. Je ne m'excuserai pas, donc. Mais il est vrai que ce roman n'a pas été une lecture très enrichissante.
En premier lieu, qui a décidé que le titre anglais Rubbish boyfriends (qui n'est déjà pas formidable, si vous voulez mon humble avis, et vous le voulez sûrement puisque vous êtes en train de le lire...) allait devenir Mais qui est le père ? en français ? C'est un des miracles de la traduction que de passer d'une notion de petits amis à jeter à un papa potentiel, à chercher chez les ex de l'héroïne, pour l'enfant à naître. Et puis il est vrai que le niveau d'écriture n'est pas transcendant ; peut-être est-ce encore une conséquence de la traduction, qui sait ?

D'un autre côté, l'intrigue secondaire, qui concerne la relation de Dayna avec son père, est assez bien traitée. Elle doit affronter la présence d'une nouvelle femme dans la vie de son géniteur, elle qui a perdu sa mère à l'âge de quatre ans. Le côté professionnel est également intéressant même s'il est vraiment relégué au troisième plan. Quelques éléments ajoutent une touche "fofolle" à l'ensemble, comme la relation d'une nuit de Dayna avec sa voisine Kirsty.

Une lecture plutôt agréable mais pas essentielle.

Mais qui est le père ?, Maria BEAUMONT, Belfond, 2009

Par Amy - Publié dans : Critique d'oeuvre
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Dimanche 14 juin 2009

Le printemps du règneC'est le temps des mariages à Versailles. Les deux jeunes frères du Dauphin vont à leur tour se marier et toutes les suppositions sont possibles : quelles princesses vont être choisies par la diplomatie française ? C'est d'abord le comte de Provence qui va épouser Marie-Joséphine de Savoie. Encore une fois, des clans vont se former, car Madame du Barry veut imposer sa puissance et sa volonté en fondant la maison du jeune couple, c'est-à-dire en désignant qui sera à son service. Marie-Antoinette, quant à elle, va vite comprendre où est son intérêt : se faire une alliée et une amie de cette jeune fille étrangère qui, comme elle, a été arrachée à sa famille et à son pays.

Ce troisième tome relance l'intérêt pour l'intrigue qu'avait quelque peu entâché le second volume. On retrouve Marie-Antoinette aux prises avec la du Barry, mais l'arrivée de nouveaux personnages amène une bouffée d'air frais au récit. De plus, on découvre la vie nocturne que pouvaient mener les jeunes princes à Paris, à l'Opéra ou au théâtre.
L'abbé Vermond quant à lui est las de son rôle de confident et envisage de quitter la cour.
Les relations entre les différents couples princiers sont très intéressantes (encore une chose qu'on n'apprend pas à l'école, mais si tout ceci y était évoqué, on y resterait vingt ans de plus me direz-vous, et vous aurez raison !...).
Ce troisième tome voit également le Roi Louis XV mourir : c'est donc l'avènement d'un nouveau couple royal et la chute de la favorite.

Il y aura sûrement une suite aux aventures de Marie-Antoinette car il y a, à la fin de ce roman, un "mini épilogue". Il est vrai que l'auteur aurait pu traiter la vie de la jeune fille jusqu'à ce qu'elle devienne reine seulement, cela aurait été cohérent. Mais je me réjouis de savoir qu'il risque d'y avoir une suite à cette trilogie car j'adore apprendre l'Histoire avec des anecdotes, même si celles-ci sont romancées. Je retiens beaucoup mieux les grands faits historiques lorsqu'ils sont remis dans un contexte de petits faits annexes car ce sont eux qui font l'Histoire, finalement.

Vivement la suite, donc...

Marie-Antoinette (tome 3) : Le printemps du règne, Anne-Sophie Silvestre, Flammarion, 2008

Par Amy - Publié dans : Critique d'oeuvre
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Jeudi 11 juin 2009

Marie-Antoinette, à la Cour de VersaillesIl y a quelques jours, je vous parlais du premier volume des aventures de Marie-Antoinette : voici le second.

Marie-Antoinette est maintenant à la cour de Versailles. Elle a épousé le Dauphin de France et essaie tant bien que mal de s'acclimater à la vie de cour. L'abbé Vermond, son confident, veille sur elle et l'empêche de tomber dans les pièges que les amis de Madame du Barry lui tendent.

J'ai moins aimé ce deuxième tome car toute l'intrigue est centrée sur la questions suivante : Marie-Antoinette va-t-elle ou non adresser la parole à Madame du Barry, favorite du Roi Louis XV ? Les soeurs du Roi, Mesdames, n'ont pas eu beaucoup de mal à convaincre la Dauphine que Madame du Barry n'était pas une bonne fréquentation et qu'elle détournait le Roi de son devoir. Mais Marie-Antoinette n'est pas dans une position confortable puisque, deux ans après son mariage avec le futur Louis XVI, elle n'a toujours pas donné naissance à un héritier. Si elle veut rester dans les bonnes grâces de Louis XV, et protéger la diplomatie entre l'Autriche et la France, elle devra accepter de montrer plus de bienveillance à l'égard de la Du Barry.

Si les intrigues de cour sont passionnantes, j'ai tout de même trouvé dommage que tout le livre se concentre sur une seule et même question et parle très peu du nouveau mode de vie de Marie-Antoinette, des relations du jeune couple...
J'ai tout de même appris quelque chose que je ne connaissais pas, c'est l'humiliation que Louis XVI avait connu dans son enfance, infligée par son père. En effet, le fils de Louis XV, qui était appelé à régner, est mort très jeune. Mais de son vivant, il n'a eu de cesse de rabaisser son fils Louis, qu'il considérait comme une "erreur de casting". Louis avait un frère aîné qui était aussi volubile que lui-même était taciturne, très brillant et beau parleur alors que Louis n'aimait pas être exposé aux regards, ni prendre la parole en public. Or, ce frère est mort d'une maladie pendant l'adolescence et leur père ne l'a pas supporté. Il n'a eu de cesse de reprocher à Louis d'exister, ce qui explique pourquoi ce Roi fut si effacé et maladroit. La mort de son père ne l'a pas libéré de ce poids, car son frère cadet, le comte de Provence, avait lui aussi une personnalité dominatrice et Louis était persuadé que c'est lui que son père aurait voulu voir régner.

Suite dans le prochain volume...

Par Amy - Publié dans : Critique d'oeuvre
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