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Qui suis-je ?

Je suis une jeune bibliothécaire qui souhaite partager ses lectures avec le plus grand nombre

 

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J'ai la chance de faire partie du Club des Théières

Jeudi 12 novembre 2009

Le troisième tome du manga qui nous occupe depuis deux billets déjà est centré sur la bataille entre méthode oraliste et méthode gestualiste comme méthode d'enseignement aux jeunes sourds.
La méthode gestualiste est la langue des signes, la méthode oraliste consiste à lire sur les lèvres et essayer de reconstituer un son en suivant la forme des lèvres de l'entendant.
Un père de famille a étudié les méthodes oralistes des Etats-Unis et de l'Europe et décide de former lui-même sa fille à parler. Il parcourt ensuite le pays avec elle pour faire une démonstration des résultats obtenus. Les parents d'élèves sourds sont ébahis et séduits car ils rêvent tous d'entendre leurs enfants les appeler "papa" et "maman". Certains parents n'hésitent pas à retirer leurs enfants des écoles gestualistes pour les mettre dans des écoles oralistes. Ces derniers sont alors déboussolés car il leur est interdit de signer sous peine de mauvais traitements. C'est le cas de Goïtchi, qui ne comprend pas ce qu'on attend de lui et se laisse mourir, faute de compréhension.

J'ai encore une fois été séduite par ce manga pas comme les autres. L'émotion est toujours présente mais jamais utilisée pour apitoyer, seulement pour montrer à quel point la vie des personnes sourdes peut être difficile à supporter. Elles doivent faire face à des discriminations pouvant aller jusqu'à la mort. Et même, tous les sourds ne sont pas égaux : il y a ceux qui signent, et ceux qui oralisent et ces derniers considèrent ces premiers comme des arriérés qui desservent leur cause.

Merci de nous faire partager tout cela, de nous raconter la genèse de l'histoire des sourds au Japon.

Je vous rappelle le lien du blog de A girl in the Earth, Lecture sans frontières , à l'origine de cette belle découverte.

Yamamoto Osamu, L'orchestre des doigts tome 3, Kankô (ed. Milan), 2007

Par Amy - Publié dans : Critique d'oeuvre
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Mercredi 11 novembre 2009

Continuons notre exploration des coups de coeur de la blogosphère, chers Bérénice addicts.

Nous retrouvons dans ce deuxième volume de L'orchestre des doigts tous les héros du tome précédent. La mère d'Issaku réussit à communiquer avec son fils, elle s'installe à l'école en tant que femme de ménage pour vivre avec lui. Mais tous les enfants n'ont pas cette chance : certains doivent quitter l'école pour aller travailler car leurs parents ont besoin d'un salaire supplémentaire. De plus, les temps sont durs au Japon, les "révoltes du riz" se répandent à travers le pays.

Ce deuxième tome tient toutes ses promesses. On suit notamment les débuts de l'oralisation, méthode qui a une vision de la surdité tout à fait différente. On suit avec bonheur les progrès de Takahashi en tant que pédagogue et on souffre pour Chiyo qui doit partir loin de sa famille et de ses amis pour aller travailler.

Plus que deux volumes à lire, un vrai coup de coeur pour l'instant.

Découvert grâce à : A girl from the Earth du blog Lecture sans frontières

Yamamoto Osamu, L'orchestre des doigts tome 2, Kankô (ed. Milan), 2007

Par Amy - Publié dans : Critique d'oeuvre
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Mardi 10 novembre 2009

1913. Kiyoshi Takahashi renonce à la musique, qui représente tout pour lui mais qui ne nourrit pas son homme. Un an plus tard, il se fait engager comme professeur dans une école municipale pour aveugles et sourds à Osaka. Très vite, il s'attache à un enfant en particulier, Issaku. Celui-ci a été abandonné par ses parents à l'école et il ne s'exprime que par la violence. Kiyoshi va essayer de lui enseigner la langue des signes.

Cela faisait longtemps que j'avais envie de lire ce manga car le sujet me passionne. En effet, je me suis formée à la langue des signes dans le cadre de mon travail quand j'habitais à Paris. C'est dans le cadre du challenge "Les coups de coeur de la blogosphère" organisé par Theoma du blog Audouchoc.
J'ai adoré ce premier tome, très émouvant, car on suit les progrès d'Issaku, ses relations avec sa mère et ses camarades de l'école. On suit aussi l'intégration de Kiyoshi Takahashi dans l'école, parmi les professeurs et les élèves. Lui à qui l'on a demandé de les éveiller à la musique, comprend qu'il doit les toucher au coeur, leur apprendre les émotions, que la surdité ne leur permet pas d'appréhender.

Une très belle découverte, qui va se poursuivre pendant encore trois volumes.

Merci à A girl from the earth du blog Lecture sans fontières pour cette sublime découverte.

Yamamoto Osamu, L'ochestre des doigts (tome 1), Kankô (Ed. Milan), 2006

Par Amy - Publié dans : Critique d'oeuvre
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Lundi 9 novembre 2009

J'ai reçu ce tag de Celsmoon, voici mes réponses.

1) Si on vous proposait d'écrire votre biographie, vous prendriez qui ? (et oui, tout le monde n'a pas un don pour la littérature)

Je la ferais écrire par Vincent Delerm. Il n'y a pas grand chose à dire donc une chanson suffirait et comme je trouve qu'il n'y a rien à jeter dans ses textes, que c'est un poète boute-en-train (si, si, allez le voir sur scène !), j'aimerais beaucoup qu'il accepte d'écrire ma biographie.

2) Vous êtes en train de lire le tout dernier chapitre d'un livre, celui qui vous a fait passer une nuit blanche, la fin qui vous fait saliver (notez le jeu de mots siouplé) depuis une centaine de pages...Lorsque survient un homme, torse nu. On va dire qu'il s'appelle... Daniel Craig. Il a l'air chagrin. Il a une petite douleur à l'épaule, et est persuadé qu'un petit massage lui ferait le plus grand bien. Que faites-vous ? (PS pour les garçons : à la place de Daniel Craig, merci de comprendre... Allez, soyons fous, Scarlett Johansson, mais en bikini, pas torse nu !)
Si Daniel Craig arrive, le pauvre, il devra patienter. Il ne me transporte pas, voyez-vous. Par contre, si Louis Garrel débarquais, là oui, je m'occuperais de lui en priorité. Mon livre attendrais. Je dis Louis Garrel, mais si Vincent Lindon, Edouard Baer, Charles Berling, Lambert Wilson arrivaient... il ya de la place pour tout le monde. Immoralité, quand tu nous tiens...

3) C'est la fin du monde. Quel livre mettriez-vous dans la capsule qui sauvegardera une trace de l'humanité ? (voudriez-vous vraiment que ce soit Orgueil et Préjugés?)
Dans une capsule, je mettrais Anna Karénine de Léon Tolstoï car j'ai eu un coup de foudre pour la littérature russe pendant mes études de Lettres Modernes et que Tolstoï remporte la palme de mon coeur. Je voudrais que ma petite fille puisse lire cette merveille.

4) Quelle est pour vous la pause lecture idéale ?
Ma pause lecture idéale, c'est celle qui n'existe pas encore. Je voudrais trouver un lieu dans lequel on pourrait lire à une table mais dans un fauteuil confortable, se faire servir une boisson chaude, être entouré de lecteurs, participer à des débats, à toute heure. Plus généralement, j'aime la transgression : lire au lieu de réviser quand j'étais étudiante, lire au lieu de faire le ménage aujourd'hui. Quand je rentre dans ma famille, j'aime les moments où l'on est tous dans la même pièce avec un livre, on n'entend que les pages qui tournent. La boisson chaude et le chat qui ronronne sont des "plus" indéniables.

5) Si vous aviez le pouvoir de trucider un personnage de roman, ce serait qui ?
Je ne saurais pas répondre à cette question. Si un auteur prend le soin de créer un personnage, si minime soit son apparition, si quelconque soit son charisme, c'est qu'il a une raison de le faire. Donc, je ne truciderais personne.

6) Sauveriez-vous Voldemort, juste pour avoir un huitième tome ?
Non, tout a une fin et Harry Potter devait savoir s'arrêter. Notre petit coeur a palpité pendant sept tomes, voilà, c'est une page se tourne.

7) Jusqu'où êtes-vous allés pour un livre ?
Je suis allé jusqu'à devenir bibliothécaire ! Pour les tomes 5 et 6 d'Harry Potter, je suis allé jusqu'à participer aux soirées de lancement dans une grande chaîne de livres, à attendre minuit entourée de gamins surexcités (ayant moi-même 20 ans à l'époque, j'étais un peu mal à l'aise dans le décor). Tous les mois je me tords les boyaux pour ne pas céder à la tentation que représentent les livres mais qui me noieraient mon budget encore plus qu'il ne l'est déjà.

8) Si vous pouviez retourner dans le passé rencontrer un auteur. Ce serait qui ? Quelles seraient vos premières paroles ? (A part "bonjour")
Chateaubriand pour qu'il m'explique comment il s'est fait éditer en venant de son château de Combourg. J'aimerais que l'on parle des paysages de notre enfance, qu'il me parle des personnes qu'il a rencontrées et qu'il m'explique pourquoi il a voulu se faire enterrer sur le grand Bé à Saint Malo. L'argument de départ est : pour être seul face à la mer, pour méditer dans le silence. Sauf que c'est un lieu ouvert à tous et que régulièrement, des groupes se retrouvent là et s'assoient sur lui pour boire leur bière tranquillement. Etre un si grand écrivain pour finir piétiné par des fessiers d'ados ivres, franchement, c'est dommage !

9) Décrivez la bibliothèque (personnelle ou pas) de vos rêves.
Je voudrais pouvoir consacrer une pièce de ma maison à ma bibliothèque. Il y aurait une cheminée, des fauteils et canapés moelleux, de quoi chauffer un café ou un thé, des guéridons, un ordinateur dans lequel seraient répertoriés mes livres. Quant au meuble bibliothèque en lui-même, j'avoue que j'aime la couleur de mes bibliothèques suédoises toutes simples, donc la même couleur - rouge - mais qui tapisserait les murs. Avec la fameuse échelle pour grimper tout là-haut sous le plafond.

10) Vous retournez dans le passé (décidemment, bande de veinards !), en pleine Seconde Guerre mondiale. Quel livre donneriez-vous à Hitler pour qu'il arrête de cramer des bouquins ?
Moi, je jouerais sur "Fais gaffe mon bonhomme, tu pourrais tomber sur un os et te faire dérouiller ta petite gueule" donc je lui ferais lire "Les aventures de Boro, reporter photographe" parce qu'il est quand même trop fort ce Boro et qu'il se sort de situations plus qu'inextricables. Et que les nazis n'ont qu'à bien se tenir.

Je pense que ce tag a fait le tour de la blogosphère, mais si quelqu'un passe par là et que ça le tente de répondre, n'hésitez pas. Si vous n'avez pas de blog, vous pouvez donnez votre avis dans les commentaires. A vos claviers !

Par Amy - Publié dans : Blablabla
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Lundi 2 novembre 2009

La grand-mère de JadeJe suis entrée dans les livres par effraction, sans l'instruction qui donne le goût et l'aptitude à la lecture. En ouvrant des livres, j'ai choisi la pire chose qu'une femme de mon milieu puisse faire. J'ai contemplé un monde qui m'était interdit.

Je suis très fâchée contre Frédéric Deghelt. Quand j'ai refermé son roman, j'ai eu envie de lui écrire pour lui dire qu'on ne peut pas traiter ses personnages et ses lecteurs de cette manière.

Tout avait pourtant bien commencé entre nous. Le portrait de Jade et de sa grand-mère Jeanne est très touchant, même s'il est peut-être idyllique. Je dis ça parce que les rapports entre ma grand-mère et moi ne sont vraiment pas de la même nature, je n'ai sans doute pas le recul nécessaire pour être impartiale, mais il est vrai que les cinquante ans qui les sépare me paraissait une barrière infranchissable à leur compréhension mutuelle. C'est peut-être leur statut de femme qui les rapproche, car même si un demi-siècle les éloigne, leurs combats et leurs idéaux restent proches.

Il y a de magnifiques passages sur la lecture, le fait d'être lectrice quand on vient d'un milieu populaire, qu'on ne possède pas de livres, mais qu'on va les chercher en cachette à la bibliothèque municipale.

Mon dépit s'est joué dans les toutes dernières pages du roman, que je ne vous révèlerai pas bien sûr, pour qui me prenez-vous chers Bérénice addicts ? Elles m'ont plongée dans un abîme de perplexité et j'ai eu envie de déchirer ce livre qui m'avait tant déçu. Je ne l'ai pas fait, rassurez-vous, je ne suis pas une persécutrice de livres, au contraire je les berce à longueur de journée, mais cette fois, j'aurais bien dérogé à la règle.

A lire, oui, mais non, mon petit coeur sensible ne s'en remettra sans doute jamais. Je n'exagère jamais, chers Bérénice addicts, sachez-le, et j'ai un petit coeur tout mou qui peut s'exalter autant pour des personnages de papier que pour des êtres de chair. On ne se refait pas...

Frédérique DEGHELT, La grand-mère de Jade, Actes Sud, 2009.

PS : Monsieur Actes Sud, pouvez-vous m'expliquer pourquoi vous avez choisi une jeune fille brune pour la couverture alors que Jade est blonde, on le dit à plusieurs reprises dans le roman ? Je dis ça, je dis rien...

Par Amy - Publié dans : Livres conseillés par... mes amis
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Nouvelles fraîches

29.10.09

771 livres dans ma PAL.
Irrécupérable, moi ?
Oui, sans aucun doute.

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30.10.09

Une pensée pour Diane, partie trop tôt parmi les anges.
Repose en paix ma belle, loin des tuyaux de l'hôpital.
Courage à toi, Nicolas, qui devra apprendre à vivre sans elle.

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Les coups de coeur de la blogosphère (Chez Theoma, Audouchoc)

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