Cela fait longtemps que je cherche un nom pour vous interpellez dans mes billets. J'en ai assez d'écrire "chers lecteurs", tout le monde peut dire la même chose quel que soit le nom du blog ou le
thème choisit.
Après moult réflexion, maturation, discussion avec ma mère (qui est devenue ma conseillère officielle en communication), j'ai choisi de reprendre le nom de mon blog et d'y ajouter le terme
"addict" ce qui donne donc "Bérénice addict". Pourquoi me demanderez-vous alors, chers Bérénice addict ? Ca a de la gueule quand même... Oui, pourquoi Bérénice addict ? Et bien déjà, parce que
mon blog ne s'appelle pas "Claudine et moi", donc c'est une première bonne raison. La deuxième, c'est que vous êtes quelques uns à vous être abonnés à ce blog pour être prévenus quand de nouveaux
articles sont publiés. Du coup, même si le terme est un peu (beaucoup) trop fort, on peut parler d'addiction, n'est-ce-pas? Tout cela en toute modestie, bien entendu...
Alors, est-ce que votre nouvelle interpellation vous plaît ? Cela n'a rien de définitif, si quelqu'un a une meilleur idée, qu'il n'hésite pas à se manifester !
Au chapitre des bonnes nouvelles, j'attend toujours l'hypothétique coup de fil d'un hypothétique technicien d'une célèbre compagnie de télécommunication, donc je ne sais pas quand j'aurai de
nouveau Internet chez moi. Veuillez-me pardonner pour l'irrégularité de la parution de mes billets.
A l'instar de Fashion, je vais moi aussi décerner un award au héros littéraire masculin qui surpasse tous les autres à mon sens (roulements de
tambour)... Je décerne donc mon "Bérénice award" (pardon Fashion, c'est juste un emprunt, le label est déposé chez toi !) à... Blèmia Borowicz, dit Boro, héros de Dan
Franck et Jean Vautrin.
Boro, c'est un homme, un vrai. Dans La Dame de Berlin, c'est un jeune homme qui survit à Paris en développant des photos pour une agence de presse. Sa cousine Maryika lui
offre un Leica et c'est pour lui le début d'une grande carrière de photographe. Mais il se fait beaucoup d'ennemis sur son chemin, à commencer par Hitler, qu'il photographie en
galante compagnie en 1931.
Non content de sauver sa peau, il devient le chevalier servant de sa cousine, jeune actrice du cinéma allemand. Grâce à son appareil photo, il dénonce les injustices qui ont lieu
dans le monde entier. Un peu comme un chevalier blanc...
Boro accumule les conquêtes féminines. Les femmes sont soit exaspérées par sa gouaille, soit elles tombent sous son charme. Marinette, Julia, Anne, Solana... aucune n'arrive à
lui faire oublier sa cousine, qu'il aime profondément, mais à distance. Ils ont grandi ensemble en Hongrie mais vivent à présent dans des pays différents. A la fin du premier tome, un
triangle amoureux se forme et dans le tome suivant, Le temps des cerises, Maryika a un enfant dont on ne sait pas qui est le père, de Boro ou de Dimitri.

Boro est la classe incarnée. Il ne se déplace jamais sans sa canne, qui compense son handicap. On ne sait pas très bien comment il a perdu l'usage de sa jambe, car il a une
explication différente selon son interlocuteur, mais on se doute que cela a un rapport avec sa cousine. Même quand il est enfermé dans une geôle infame (Les noces de Guernica), il ne perd
rien de sa superbe.

Alors, qu'en dites-vous ? Boro mérite-il ce "Bérénice award" ? De la classe, du bagoût, des femmes, un triangle amoureux... Blèmia Borowicz vaut bien Darcy.
Si ce blog est piraté demain, vous saurez qui est la responsable...
La Dame de Berlin
Le temps des cerises
Les noces de Guernica
Mademoiselle Chat
Boro s'en va-t-en guerre
Cher Boro
La fête à Boro
Dan franck - Jean Vautrin.
Chez Fayard, les six premiers tomes sont disponibles chez Pocket.
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Parce que "Bérénice" de Racine est ma pièce de théâtre préférée.
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Parce que Bérénice est une héroïne amoureuse, qui se bat pour son amour et qui se sacrifie pour que Titus puisse devenir empereur de Rome.
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Parce que Bérénice n'est pas mièvre, ni idiote. Ses sentiments n'altèrent pas son jugement.
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Parce que Lambert Wilson a monté cette pièce en Avignon avec Didier Sandre dans le rôle de Titus.
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Parce que Racine met des mots magnifiques dans la bouche de Bérénice. Sa plus belle tirade à mon sens, la plus forte et la plus symptomatique de la souffrance de l'héroïne est la suivante :
Pour jamais ! Ah ! Seigneur, songez-vous en vous-même
Combien ce mot cruel est affreux quand on aime?
Dans un mois, dans un an, commment souffrirons-nous,
Seigneur, que tant de mers me séparent de vous ?
Que le jour recommence et que le jour finisse
Sans que jamais Titus puisse voir Bérénice,
Sans que de tout le jour je puisse voir Titus ?
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