Qui suis-je ?
Je suis une jeune bibliothécaire qui souhaite partager ses lectures avec le plus grand nombre
J'ai la chance de faire partie du Club des Théières
Dans un mois, dans un an, comment souffrirons-nous,
Seigneur, que tant de mers me séparent de vous ?
(Jean RACINE)
Je suis une jeune bibliothécaire qui souhaite partager ses lectures avec le plus grand nombre
J'ai la chance de faire partie du Club des Théières
Le Seuil (Points). 536 pages.
Sugar se prostitue à Londres, au XIX ème siècle. On vante ses mérites dans une revue de l'époque qui répertorie les maisons closes. C'est grâce à cette revue que William Rackam, héritier d'une immense fortune qui tarde à prendre ses responsabilités au sein de l'entreprise paternelle, fait sa connaissance. Il lui rend visite plusieurs fois, mais l'idée de la partager avec d'autres hommes le rend fou et il décide d'acheter son exclusivité. Très vite, il lui aménage même un appartement. Il ne se doute pas que Sugar le méprise, lui comme tous les hommes qui ont été ses clients. Elle écrit un roman racontant sa misérable existance.
J'ai trouvé ce premier tome très réussi : le narrateur nous interpelle sans cesse, ce qui rend le récit très vivant. Petit bémol toutefois : le tout s'essoufle vraiment après 400 pages. Espérons que le deuxième tome reparte sur de meilleures bases.
La Bretagne : entre ciel et mer. Philip Plisson. Aubanel, 2006.
Je voulais vous parler d'un magnifique ouvrage de photos que mes parents m'ont offert pour Noël. Il s'agit de photos de la Bretagne, ma région natale, que j'ai quitté avec regret pour venir travailler à la capitale (!). Donc, si vous n'aimez pas les paysages bretons, passez votre chemin. Pour les autres, et ils sont nombreux les amoureux de la Bretagne, je vous conseille vivement cet ouvrage. Les côtes sont passées en revue département par département, et même la Loire Atlantique y figure. Oui, alors pour ceux qui ne seraient pas au courant, c'est Pétain qui a décrété que la Loire Atlantique, à l'époque Loire inférieure, ne serait plusdans la région Bretagne administrativement. Depuis quelques années, des associations militent pour son retour chez nous.
Bref, sur ces magnifiques illustrations, c'est la relation entre mer et terre qui est traitée. On y voit très bien les îles notamment. Pour la partie qui me concerne, l'Ille-et-Vilaine, il y a de fantastiques photos de Saint Malo, Cancale, Saint Suliac, Dinard (Ah, comme ces noms sonnent doux à mes oreilles...). On s'attend presque à voir surgir des fées des brouillards qui s'étendent sur les paysages matinaux.
Juste une chose : pourquoi personne n'a encore pensé à inventer l'option " je mets le doigt sur la photo et je suis télétransporté dans le paysage en question ? " "Tiens, aujourd'hui, j'irais bien sur l'île de Bréhat pour me dorer la pilule. Allez, j'ouvre le livre de Philip Plisson et hop, j'y suis ! " Il faudrait que j'en parle à Harry Potter, peut-être qu'il pourrait faire quelque chose pour moi...
A y'est, fini. En fait je l'ai fini hier, mais j'ai enchaîné avec les "Contes de la rose pourpre" dès hier après-midi, donc je vous fait un compte rendu global. Le tome 2 tient ses promesses et entraîne Sugar au coeur de la maison Rackam. Même s'il ne se passe pas grand chose si on fait le compte des actions, le récit s'enchaine parfaitement bien et nous tient en haleine de bout en bout. L'écriture est pour beaucoup dans la réussite de ce roman qui vaut bien l'effort de lecture (plus de 1000 pages pour les deux tomes réunis). Quant aux "Contes de la rose pourpre", c'est une réussite dans le sens où, sans nous donner la suite du roman clé en main, il nous fait réfléchir à différentes perspectives probables. Le sort des personnages n'est pas totalement réglé mais Michel Faber nous guide vers un dénouement plausible.
Vous l'aurez compris, je vous conseille vivement la lecture de ses ouvrages. Un bon moment de lecture en perspective.
De cet auteur, j'avais déjà lu Hygiène de l'assassin et Journal d'Hirondelle. Le premier était assez érudit, bien construit, peut-être un peu long pour certains passages. Quant au second, je ne comprenais pas pourquoi beaucoup de critiques l'avaient étrillé. Ca y est, j'ai compris. Quand on lit Biographie de la faim, on comprend de quoi est capable Amélie Nothomb et on se dit que Journal d'Hirondelle ne met pas son talent en valeur.
Malgré la volonté presque affichée de vouloir placer des mots compliqués tels que "haruspice" ou "potomanie", le tout est assez fluide. Nous suivons la petite Amélie au fil des mutations de son père aux quatre coins du monde : Japon, Chine, New York, Bangladesh. De quoi déboussoler n'importe quel enfant. Les mots sont choisis, on nous raconte une histoire et on nous explique la voie pour laquelle Amélie a opté. Ce n'était pas une petite fille comme les autres, elle n'est donc pas une adulte comme les autres. Il est assez difficile de parler de ce roman, mieux vaut le lire pour vivre l'écriture. On a parfois l'impression d'être dans le processus créateur. On ne nous raconte pas seulement une histoire, on nous montre également comment écrire, comment on en vient à l'écriture. Pour Amélie, c'est un acte naturel dans un contexte contre nature, l'anorexie.
Cette Biographie de la faim vaut vraiment le détour et vous permettra de (re)découvrir un auteur dont on a dit beaucoup de choses mais au final, combien sont vraies ?
Tout ça pour ça ! Non mais vraiment, fallait pas gâcher autant de papier pour un... truc comme ça.
Je partais pourtant avec un a priori positif. Je n'avais rien lu de Anne Perry auparavant, et je ne m'attendais pas à ce qu'elle écrive sur la Révolution française, puisque sa période de prédilection est plutôt l'époque victorienne. Elle n'aurait peut-être pas du tenter le diable. Non seulement on sait que les protagonistes ne pourront pas sauver Louis XVI du triste sort qui fut le sien le 21 février 1793, mais en plus, l'intrigue secondaire est inintéressante. Les personnages sont sans saveur, exceptée Célie à la limite, les dialogues plats, l'écriture maladroite. On ne ressent pas du tout l'ambiance qui devait régner sous la Terreur, même si l'auteur nous répète à tout bout de champ qu'il faut surtout bien faire attention à tous les coins de rue.
Bref, grosse déception que ce roman. J'espère que ma prochaine lecture sera plus fructueuse. Ceci explique cela : si j'ai mis temps de temps à poster ce nouveau billet, c'est parce que ma lecture était ennuyeuse donc lente.
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