Qui suis-je ?

Je suis une jeune bibliothécaire qui souhaite partager ses lectures avec le plus grand nombre

 

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J'ai la chance de faire partie du Club des Théières

Lundi 21 avril 2008

Les orphelins du mal1995, en Allemagne. Le même jour, quatre hommes sont découverts, une ampoule de cyanure brisée dans la bouche, nus, la main droite coupée. Une seule certitude : les quatre hommes sont tous nés dans un Lebensborn, l'organisation la plus secrète des nazis, des haras humains où les SS faisaient naître de petits aryens pour réaliser leur rêve dément d'une race pure. Les autorités allemandes étouffent l'affaire.

Paris, 2005. Anaïs, jeune journaliste, est contactée par un étrange personnage, Vidkun Venner, un riche collectionneur norvégien. Vidkun a reçu une mallette, anonyme, contenant quatre mains momifiées. Quatre mains droites. Il veut qu'Anaïs l'aide à découvrir d'où elles viennent, et pourquoi on lui a envoyé ce macabre colis.

Très vite, la tension monte autour d'Anaïs. À mesure qu'elle avance dans son enquête, des signes inquiétants surgissent, des dossiers d'archives sont volés, des témoins refusent de parler, d'autres... disparaissent. Anaïs en vient à douter : tout s'est-il vraiment arrêté à la fin de la guerre ?

Un terrifiant parcours initiatique dont ni Anaïs ni Vidkun ne sortiront indemnes.

Vous allez vous dire, chers Berenice Addict, que je vous parle plus souvent des lectures que je n'ai pas appréciées plutôt que de celles qui m'ont plues. Mais il est vrai que je trouve plus facile de parler des premières que des secondes. Alors, encore une fois, je viens vous raconter une lecture décevante.

Je m'attendais à lire un roman sur les Lebesborn, ces maternités sorties de cerveaux nazis malades qui voulaient recréer une race aryenne pure en accouplant des jeunes officiers SS et des jeunes femmes saines et blondes, bien sûr. Alors oui, pendant environ quatre pages, c'est-à-dire pendant le prologue, c'est bien cette histoire qu'on nous raconte. Mais ensuite, l'auteur mélange les époques, les noms des protagonistes, et on assiste à une montée en puissance du... n'importe quoi. Ce qui aurait pu être une évocation historique des trops méconnues maternités nazies devient un récit totalement délirants sur des expérimentations qui auraient encore lieu aujourd'hui en Norvège, afin de créer l'homme parfait en clonant des êtres sains. Ah oui, j'oubliais : au passage, Nicolas d'Estienne d'Orves veut nous faire croire qu'Hitler aurait eu un fils avec une paysanne polonaise qu'il avait lui-même sélectionné quand ses troupes ont envahi le pays. Dan Brown a trouvé son digne successeur...

L'action est rapide, et pendant le tiers du livre, ça marche, on est emporté et on a vraiment envie de savoir pourquoi on retrouve des cadavres pendus et brûlés aussi bien en France qu'en Allemagne. On partage les interrogations de l'héroïne, Anaïs, et on a peur pour elle. Mais dépassé ce premier segment du livre, on regrette juste d'avoir commencé ce roman farfelu parce qu'on sait déjà qu'on va se forcer à aller jusqu'au bout alors qu'on a une PAL démesurée qu'on alimente en piochant dans la bibliothèque de sa mère ! Si c'est pas du vice...

Dommage, je me disais que peut-être un nouvel auteur de romans historiques était né. 

par Amy publié dans : Critique d'oeuvre
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Lundi 31 mars 2008

La consolante« Charles Balanda, 47 ans, architecte à Paris, apprend incidemment la mort d'une femme qu'il a connue quand il était enfant, et adolescent.
« Il déchire la lettre et la jette dans la poubelle de la cuisine. Quand il relève son pied de la pédale et que le couvercle retombe, clac, il a l’impression d’avoir refermé, à temps, une espèce de boîte de Pandore, et, puisqu’il est devant l’évier, s’asperge le visage en gémissant.
Retourne ensuite vers les autres. Vers la vie. Se sent mieux déjà. Allez... C’est fini.
C'est fini, tu comprends ?»
Le problème, c'est que non, il ne comprend pas. Et il n'y retourne pas, vers la vie. Il perd l’appétit, le sommeil, abandonne plans et projets et va essayer de comprendre pourquoi tour se fissure en lui; Et autour de lui. Commence alors un long travail de deuil au bout duquel il est obligé de se rendre à l’évidence : l’échelle de cette vie-ci est illisible et il faut tout rebâtir.» 

Voilà, j'ai fini La Consolante. J'attendais ce livre depuis environ trois ans et demi, c'est-à-dire depuis que j'ai refermé Ensemble, c'est tout. Le problème, c'est que j'ai été déçue. J'avais envie de magie, d'alchimie entre les personnages, de sentiments du quotidien, de l'essence-même du style gavaldien (gavaldesque ?). Malheureusement, je n'ai rien retrouvé de ce qui m'avait plu dans ces ouvrages précédents. Les personnages ne sont pas consistants, on n'a pas envie de compatir, on a plutôt envie de les secouer pour qu'ils réagissent. Il m'a été difficile de rentrer dans l'histoire : on ne sait pas  de qui on parle, de quoi, qui sont les interlocuteurs de la conversation. Non, j'exagère à peine. Les caractères ne sont pas assez creusés pour qu'on se les approprie, pour les faire nôtres et avoir envie de les voir évoluer et grandir.

L'écriture n'est pas aussi maîtrisée qu'on pourrait s'y attendre. J'ai trouvé ennuyeux que les pronoms personnels sautent régulièrement. Je sais, c'est un procédé narratif. Mais est-on obligé d'user du même procédé narratif pendant des pages et des pages ? De faire des phrases très courtes et d'aller à la ligne pour commencer la suivante ? Cela rend la lecture hâchée, pas très facile à suivre.

Bien sûr, il y a quelque bons moments : le personnage de Kate est très vivant, on a forcément de l'empathie pour une femme comme elle. Au début du roman, Charles fait une description des ses soeurs et de leurs maris qui vaut son pesant de cacahuètes. On est ému de la relation qui se tisse entre Charles et sa belle-fille. Mais tout cela reste en surface et on n'a pas envie de faire l'effort d'aller creuser.

J'ai une théorie bien à moi : j'ai adoré Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part, beaucoup moins Je l'aimais, j'ai craqué pour Ensemble, c'est tout et très peu pour La consolante. Un sur deux. Parions que le prochain roman d'Anna Gavalda soit du meilleur cru. En même temps, je suis nulle en maths, ne m'en veuillez donc pas si je me trompe, chers Bérénice Addict...

par Amy publié dans : Critique d'oeuvre
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Jeudi 20 mars 2008

En cet été 1886, Paul Gauguin se rend pour la première fois à Pont-Aven, célèbre village qui accueille depuis longtemps déjà des peintres de tous les horizons. C'est dans cette atmosphère d'émulation artistique que Clémence va passer ses vacances au manoir de Rosmadec. Mais le meurtre d'un jeune modèle de la région vient ternir son séjour, d'autant que le principal suspect se révèle être Gildas, son ami d'enfance. Éprise de justice et certaine de l'innocence de son ami, elle va mener sa propre enquête. La jeune peintre consacrera son temps à rechercher le coupable, mais profitera aussi de son été parmi les siens pour perfectionner son art aux côtés du maître.

 

Chers Bérénice addict, me voilà de retour avec une connexion internet toute neuve. Si je vous dis que j'ai réussi à faire les branchements toute seule et surtout à installer le logiciel de lancement comme une grande, vous répondez quoi ? La quichitude m'aurait-elle abandonnée ? Je n'irais pas aussi vite en besogne si j'étais vous...

 

Toujours est-il que je vais reprendre mes bonnes habitudes et vous parler d'une de mes dernières lectures, Eté meurtrier à Pont Aven, qui inaugure une nouvelle série dans la collections "Grands détectives" chez 10-18.

 

Les enquêtes de Clémence de Rosmadec - Les enquêtes de Clémence de Rosmadec, T1

 

Je pense que, si comme moi vous êtes un/e LCA, vous n'avez pas pu rater ce roman sur les tables des libraires. Le deuxième tome est paru dans la foulée, La noyée du pont des Invalides.

 

Clémence de Rosmadec est une jeune bretonne qui étudie la peinture à Paris. Elle passe ses vacances d'été chez sa grand-mère avec toute sa famille. Chaque membre a un caractère bien trempé qui contribue à dynamiser la lecture. Par exemple, son oncle est prêtre mais il a un fort penchant pour l'alcool, ce qui donne lieu à des tableaux assez épiques. Le séjour estival de Clémence commence très bien puisqu'elle reconnaît Paul Gauguin dans la foule des peintres venus pour peindre la côte de Pont Aven, mais ses espérances se noircissent quand elle trouve le corps d'une jeune prostituée dans une crique où elle aime se baigner.

 

J'ai beaucoup aimé ce polar historique. Le personnage principal est très agréable à suivre : son coeur balance entre deux hommes, elle appartient à une famille matriarcale et à l'exception de la mère de Clémence, toutes les figures féminines du livre ont un caractère très fort, ce qui n'est pas pour me déplaire. L'intrigue est peut-être faiblarde de temps en temps, mais on oublie vite cet aspect des choses au profit du profil et de la profusion des personnages. A titre personnel, les descriptions de la côte, de la mer, des paysages m'ont beaucoup plu.

 

Je laisse passer un peu de temps avant la lecture du second volume car je ne sais pas quand ou même s'il y aura une suite, je savoure donc.

par Amy publié dans : Critique d'oeuvre
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Mardi 15 janvier 2008
Les aventures de Boro, reporter photographe - Les aventures de Boro, reporter photographe, T7

Fin 1943, Paris vert-de-gris est noyé, rayé, rincé. Les gens se méfient les uns des autres. Ils ne s’aiment pas. Ils marchent à la lettre anonyme. À la dénonciation. Pourtant, dans les boxons de Montmartre et de Montparnasse, dans les guinguettes privées d’orchestre des bords de Marne, dans des caves calfeutrées, quelques-uns résistent. Filles de joie, anciens malfrats du Topol, petites frappes et petites gens, certains croient encore au salut du genre humain. À la liberté. À la paix. Au bonheur à venir, à revenir. Leur héros? Blèmia Borowicz, dit Boro. Toujours prêt à se battre partout où sévit la barbarie. Un pas, une canne... Le reporter boiteux galvanise les patriotes de l’ombre. Il les entraîne à sa suite. Pour les uns, il est Bouvier, le résistant, le chevalier blanc de la photo de reportage. Pour les autres, il est le métèque, le juif, l’Untermensch. Lafont, Bonny, Abel Danos, grosses pointures du banditisme et gestapistes notoires, sont à ses trousses. Tantôt, c’est un ange qui surgit à point nommé - un ange de 16 ans, Tulipe, radieuse apparition dans le ciel de suie. Tantôt, c’est une mystérieuse courtisane japonaise. 


Je vous parlais il y a peu de Boro, héros au grand coeur qui pour moi, incarne la classe. Je viens de terminer le septième tome de ses aventures, et déjà, je suis en manque. Quel homme !!! Boro est un héros de la résistance dans ce tome, ce que l'on pressentait dans les deux tomes précédents. Car oui, c'est déjà le troisième volume qui se déroule pendant la Seconde Guerre mondiale. C'est vrai que c'est une période féconde en rebondissements, mais je commençais à me lasser de ce cadre, surtout que la Guerre froide ne manque pas de piquant non plus. Toutefois, me voilà rassurée, on assiste au débarquement à la fin du roman, ainsi qu'à la libération des camps de concentration. 
Boro est dans son élément : il a établi son quartier général au beau milieu d'un bordel parisien, ce qui lui assure une couverture géniale. Les femmes n'ont qu'une envie : le protéger des griffes de l'occupant ! Avec ses acolytes (pas piqués des hannetons les acolytes, je peux vous le dire...), il essaie de cacher des familles juives, mais à cause d'un "bon" français, tout le monde est mitraillé. Tout le monde sauf David, un petit garçon que se retrouve orphelin et que Boro décide d'adopter. Bon, entre paranthèses, c'est très touchant, mais on a du mal à y croire. Un type qui ne s'intéresse qu'aux femmes et dont on ne fait qu'entrevoir les blessures secrètes, qui décide d'adopter un petit garçon alors qu'il est très engagé dans la Résistance, qu'il n'a plus de toit au-dessus de la tête, on y croit moyennement. Cela contribue tout de même à renforcer son profil de chevalier blanc ceci dit... 

J'ai encore une fois été transportée dans une épopée incroyable. On tremble avec les personnages et on a vraiment l'impression d'être nous-même en sursis, toujours aux aguets. Le meilleur moment, c'est quand on voit qu'il y a écrit "A suivre" sur la dernière page, parce qu'on sait que cela nous réserve encore d'excellents moments de lecture.

par Amy publié dans : Critique d'oeuvre
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Vendredi 4 janvier 2008

Le jugement de LéaElle a commis ce qu'il y a de pire pour une mère. Depuis la mort de son petit Théo, Léa s'est murée dans un terrible silence. Méme les larmes ne coulent pas. Aujourd'hui, elle attend le verdict des jurés. Lorsqu'un gardien lui parle, la regarde, elle lâche enfin prise. Du fond de sa détresse, Léa confie à cet inconnu ce qu'elle n'a jamais réussi à raconter, même à son procès.

Ce texte est très fort, très dur, très froid. Léa nous parle du fond de sa prison intérieure. On lui a d'ailleurs reproché lors de son procès de ne pas avoir montré son émotion : n'aurait-elle aucun remord alors qu'elle a tué son fils ? C'est ce qu'on lui reproche en tout cas car le lecteur, lui, ne saura pas, jusqu'à la fin, si cette femme est le monstre qu'on veut nous imposer. Léa est trop enfermée dans sa douleur pour qu'on la perçoive comme un monstre, une tueuse d'enfant, de son enfant. De quoi de pire peut-on accuser une mère ? 

Un profond malaise s'est répandu en moi pendant toute la lecture de ce court roman. Je n'ai pas réussi à éprouver un quelconque sentiment positif envers Léa et, sans la considérer comme une meurtrière, je n'arrivais pas à éprouver de compassion. Bien sûr, la trame est très dure, et pourtant, je ne me sentais pas plus remuée que cela, j'étais le témoin extérieur de l'histoire qui arrivait à une autre sans être touchée par elle.

Si vous voulez lire un très bon roman du même auteur, lisez donc Puisque rien ne dure, bien meilleur à mon sens.

par Amy publié dans : Critique d'oeuvre
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Lecture en cours

 

             Nous vieillirons ensemble       

   

  Nous vieillirons ensemble - Camille de PERETTI
 



Livres en attente de chronique :

Contes de la Bécasse - Guy de MAUPASSANT

Le sceau du secret - Charlotte LINK

    Crime et couches-culottes - Jennifer WEINER

People or not people - Lauren WEIBERGER 

Un secret - Philippe GRIMBERT

L'enchanteur et illustrissime gâteau café-café d'Irina Sasson - Joëlle TIANO

 La ménopause des fées tome 3 : La nuit des porcs vivants- GUDULE

Les variations Goldberg - Nancy HUSTON

La prime - Janet EVANOVICH 

La rêveuse d'Ostende - Eric-Emmanuel SCHMITT

Inconnu à cette adresse - KRESSMAN TAYLOR

La célibataire - Carrie ADAMS

 God save les Françaises - Stephen CLARKE

 
Le Diable s'habille en Prada - Lauren WEISBERGER

Saga - Tonino BENACQUISTA

Robert des noms propres - Amélie NOTHOMB

Réponds, si tu m'entends - Marian KEYES

Mal de pierres - Milena AGUS

Auprès de moi toujours - Kazuo ISHIGURO

A la recherche du bonheur - Cathy Kelly




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