Ian McEwan raconte la vie d'une famille anglaise dans une vieille maison au milieu de nulle part,
les habitations environnantes ayant été démolies en prévision de la construction d'une autoroute qui n'a jamais vu le jour. Le père meurt d'une crise cardiaque alors qu'il recouvrait le jardin
familial de ciment. La mère reste seule avec ses quatre enfants. Bientôt trop fatiguée, elle ne quitte plus son lit avant de mourir à son tour. Les quatre enfants restés seuls décident d'enterrer
secrètement leur mère dans la cave et de cacher sa mort afin d'échapper à l'assistance publique. Livrés à eux-mêmes, Jack, 14 ans, Julie, 17 ans, Sue et Tom le petit dernier, s'organisent une
existence autonome.
Affiche du film d'Andrew Birkin, sorti en France en décembre 1993
Pour moi, Cement garden ou Le jardin de ciment est d'abord un film. Je l'ai découvert, jeune adolescente, pendant des grandes vacances. Je zappais quand je suis tombée
sur ce film à l'atmosphère étrange mais qui avait l'avantage d'être en V.O. Je n'aimais pas les cours d'anglais au collège, mais j'aimais beaucoup la langue anglaise et j'étais émerveillée de
pouvoir parler une autre langue que la mienne. Bref, je suis restée scotchée sur ce film, pourtant très glauque. C'est Charlotte Gainsbourg qui incarne la soeur aînée de la famille, et
j'éprouvais une admiration sans borne pour cette fille. Je ne suis jamais tombée sur une rediffusion de ce film a la télévision, ce qui m'a d'autant plus intrigué.
Bien des années plus tard, j'ai découvert Ian McEwan, encore en cours d'anglais, à l'occasion de la sortie de son best seller Expiation, ou Atonement en V.O. J'ai alors vu dans
sa bibliographie qu'il avait écrit un roman s'intitulant Le jardin de ciment. Toutefois, je ne me sentais pas prête à me plonger dans son roman, car il me restait des souvenirs de son
adaptation cinématographique, qui m'avait alors quelque peu choquée, compte tenu de la jeune fille très pudique que j'étais.
Je me suis décidé cette année à l'acheter, après être passée à côté pendant un dîner livre-échange. Et bien, pour la première fois je crois dans ma carrière de lectrice, j'ai préféré le
film au livre. Je ne sais pas comment c'est possible, mais les non-dits sont mieux rendus à l'écran que par écrit. Les personnages sont plus profonds, leurs émotions plus limpides, sans être trop
martelées. L'atmosphère est toute en nuances. Le livre, s'il est bien écrit, passe trop du coq à l'âne.
Si vous êtes des midinettes, n'oubliez pas que Expiation sort aujourd'hui au cinéma sous le titre Reviens-moi.
A l'évidence, il s'agit d'un film romantique fait pour tirer
des larmes, mais j'ai vraiment envie de savoir comment il est possible d'adapter un tel roman, je vais donc filer au cinéma ce week-end !
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J'avais envie de vous parler d'un livre adapté au cinéma et qui sort en DVD aujourd'hui. Il s'agit de "Je vais bien, ne t'en fais pas" d'Olivier Adam. Le film a été réalisé par Philippe Lioret, et a remporté deux césars le 24 février dernier, celui du meilleur espoir féminin pour Mélanie Laurent et celui du meilleur acteur dans un second rôle pour Kad Mérad. 




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