Qui suis-je ?
Je suis une jeune bibliothécaire qui souhaite partager ses lectures avec le plus grand nombre
J'ai la chance de faire partie du Club des Théières
Dans un mois, dans un an, comment souffrirons-nous,
Seigneur, que tant de mers me séparent de vous ?
(Jean RACINE)
Je suis une jeune bibliothécaire qui souhaite partager ses lectures avec le plus grand nombre
J'ai la chance de faire partie du Club des Théières
J'entends d'ici vos cris en lisant ces mots : en tant que LCA, je ne devrais pas avoir le droit de mettre les pieds dans un tel lieu de tentation. Nous sommes plutôt d'accord mais comme je l'ai déjà dit, j'habite Paris, ce qui ne me fait pas particulièrement plaisir, donc il faut bien y trouver quelques petites compensations... Mes parents sont venus de Bretagne pour l'occasion, et pour économiser le prix d'une chambre d'hôtel, nous avons campé pendant deux jours et deux nuits dans 15 m2. C'était pour la bonne cause ! Qu'est-ce qu'on ne ferait pas pour toucher des livres !
Nous nous sommes donc levés à 7h30 samedi 24 mars au matin (Aahrgg !), partis à 8h30 de chez moi (il est difficile de se mouvoir à 3 dans 15 m2) et arrivés là-bas à 9h20, alors que les portes n'ouvrent qu'à 9h30. Pas mal les Bretons ! Sac à dos pour tout le monde, nous avons filé vers le stand où Raymond COPPA et Raymond POULIDOR dédicaçaient leurs livres. C'était la seule exigence de mon père pour toute la journée, donc on y est allé de bon coeur ma mère et moi. Ils ont été super sympas, et ont accepté que je les prenne en photo avec mon père. Ensuite, nous avons déambulé tranquillement dans les allées, avec un arrêt prolongé sur les stands de la région Bretagne, évidemment. Quelques acahts plus tard (Belfond, Presses de la cité, Pocket, France Loisirs...), un visage a accroché mon regard. Serait-ce... Mais oui, c'est bien lui ! N'écoutant que mon courage, j'ai abordé... Olivier ADAM, qui était au salon en simple visiteur. En gros, j'ai rougi, il a reculé ("C'est qui cette psychopathe, on ne peut même pas être tranquille ?!"), je lui ai demandé s'il était bien Olivier ADAM (je n'allais pas dire à cet homme "J'adore ce que vous écrivez" sans avoir vérifié son identité, imaginez qu'il ait été... menuisier ou... dentiste !), ce qu'il a confirmé en reculant toujours. Et là, j'ai craché le morceau : "J'adore ce que vous écrivez, merci beaucoup". Il a paru gêné, surpris et content que je ne sois pas la tueuse au couteau. Première grosse émotion de la journée.
Puis, nous sommes arrivés devant le stand "France télévisions", et là... SAMANTHA et CHANTAL en train de signer leur bande dessinée ! Je sais, ce ne sont pas des auteurs, mais de les voir en vrai, c'était incroyable. Tout comme Alexandre ASTIER, alias Arthur dans Kaamelott, plus tard dans la journée. Plusieurs achats plus tard (Flammarion, Gallimard, Denoël, Albin Michel, Plon, Stock...), STOP : pause déjeuner, le temps de récupérer et de repérer les prochaines dédicaces.
Après un repas gastronomique et équilibré (sandwitch, compote, pomme... mais nous n'étions pas là pour manger, bien sûr), c'est reparti. A 13 heures, notre compatriote Hervé BASLE (né dans le village voisin du nôtre) dédicaçait sur le stand Laffont. Mais son éditrice était tellement possessive que nous avons fini par partir sans avoir pu lui parler. Elle lui tapait sur l'épaule sans pouvoir s'arrêter de rire, une coupe de champagne à la main. Quelle dépravation ! Nous avons poursuivi notre chasse à la dédicace, Mireille CALMEL, Janine BOISSARD, Françoise BOURDIN, pour maman, et pour moi... Camille de PERETTI. Et oui, j'ai pu la voir, lui parler et lui faire signer mon exemplaire de "Nous sommes cruels" dont j'avais parlé ici-même. J'étais présente sur le stand de Stock environ un quart d'heure avant qu'elle n'arrive parce qu'à côté d'elle, Micheline PRESLE était prévue, imaginez le nombre de curieux que cet évènement peut attirer. Et puis, pile à l'heure, j'ai vu arriver une très jolie jeune femme, un peu tendue visiblement, qui avait un peu peur d'affronter les quelques personnes venues la rencontrer. J'étais la première de la file, la pauvre, nous étions embarassées toutes les deux. Elle m'a demandé si j'avais aimé son livre, comment je m'appelais (mon nom de famille également, qu'elle m'a fait épeler pour ne pas l'écorcher). Après avoir rougi comme une tomate écarlate, je lui ai dit que j'avais aimé son livre et que je l'avais commandé pour la bibliothèque pour laquelle je travaille, ce qui lui a visiblement fait plaisir. J'ai mis fin à l'entretien assez vite, non seulement parce que d'autres personnes attendaient après moi, mais aussi parce que je ne savais plus quoi dire. Ce que je peux être bête, elle a dû me prendre pour une gourde ! Deuxième grosse émotion de la journée.
La troisième n'allait pas tarder. J'ai voulu aller visiter le stand de la mairie de Paris pour voir si, comme annoncé, des collègues allaient faire signer des pétitions aux visiteurs contre l'ouverture des bibliothèques le dimanche (je trouve cela tout à fait déplacé, mais ceci est un autre débat...) Et là, je trouve une brochure qui liste les coups de coeur de chaque comité de lecture des bibliothécaires de la ville, et je cherche désespérément, et je trouve... la brochure du comité "romans", duquel je fais partie. Et je retourne le papier, et je vois mon nom, correctement orthographié ! Je montre cette insignifiante brochure (il faut être réaliste de temps en temps, pour tout autre que moi, ce truc n'est qu'un bout de papier) à mes géniteurs, qui écarquillent les yeux et délestent le présentoir de quatre brochures. Ils sont très fiers de moi, du coup, je suis toute chose.
Nous repartons à l'aventure et croisons Hervé BASLE, encore lui, qui a terminé sa séance de dédicaces. Mon père, avec sa gouaille habituelle, lui dit bonjour et que nous sommes de la même région. Du coup, il s'arrête et nous parlons de toutes les célèbres figures des villages environnants. Clou de la rencontre, ma mère demande si elle peut prendre une photo, il dit oui et me prend par l'épaule pour la bonne cause.
Nous sommes à bout de forces. Nous continuons cependant notre visite. Une chose m'a marquée, encore plus que les deux années précédentes : il y a plus de "people" que d'auteurs dans ce salon. J'ai entre aperçu Amélie NOTHOMB, Harlan COBEN, Emmanuel CARRERE, Laurent GAUDE et Alice FERNEY, mais j'ai vu plus de people encore : Roger HANIN (ah non, ne me dites pas que c'est un écrivain, s'il vous plaît !), Catherine LABORDE, ZUMEO (présentateur sur M6), Jean-François DEREC, Alexandre ASTIER (plus acteur que people, mais pas non plus écrivain, tout comme Laurent MALET, SAMANTHA et CHANTAL)... L'ambiance est plutôt bon enfant, c'est sympathique de croiser à la fois des auteurs (des "vrais") et des people, mais du coup, l'écriture est un peu reléguée au second plan, on vient voir, pas parler, moi la première d'ailleurs.
En tout cas, j'ai passé une super journée. Nous sommes repartis à 16 heures, sous la pluie, dans un métro bondé, mais heureux d'avoir partagé cela ensemble, d'en avoir eu plein les mirettes. Le soir, on a regardé les photos prises sur place en les commentant, et on a feuilleté nos livres comme de précieux trésors. Qu'ai-je acheté ? Petites curieuses...
- Couleurs de Clare Morrall
- Je m'appelle Jeanne Mas de Thomas Lélu
- Ma vie pour la tienne de Jodi Picoult
- Une simple affaire de famille de Rohinton Mistry
- Loin de Chandigarh de Tarun J. Tejpal
- Le prince des marées de Pat Conroy
et ma mère m'a offert Le ciel n'attend pas de Tawni O'Dell (et j'ai offert un livre à ma mère... Mais ça compte pour la fête des mères)
Vive les livres ! Vive la lecture !
Le week-end dernier, j'étais chez moi, à Saint Malo, à l'occasion du festival Etonnants Voyageurs. J'ai mis du temps à vous en parler parce qu'il fallait que je transfère mes photo sur mon blog à l'aide d'un cordon... Bref, vous connaissez l'histoire. Toujours est-il que j'étais à Saint Malo, au festival que je fréquente depuis que j'ai environ 9 ou 10 ans.
J'étais venue avec l'idée de rencontrer en priorité Philippe Besson. J'avais réalisé un dossier sur lui, sur son travail, son écriture quand j'étais en DEUST Métiers des bibliothèques et de la documentation à Rennes, et il avait répondu à un questionnaire envoyé par mail en 24 heures. Finalement, après avoir harcelé son éditeur tout l'après-midi, il m'a répondu que Philippe Besson avait eu des ennuis personnels qui avaient pour conséquence... qu'il ne viendrait pas, ni le samedi, ni les deux jours suivants. Déçue mais curieuse, j'ai continué mon exploration. J'ai été voir Bernard Giraudeau avec ma mère pour qu'il nous dédicace Les dames de nage, son dernier roman.
Puis, j'avais repéré un nom sur le programme, celui d'Adrien Goetz.
J'ai acheté son dernier roman, Intrigue à l'anglaise, pour la bibliothèque, et j'avais envie de voir ce monsieur. Et bien, je n'ai pas été déçue, loin de là. Quand je lui ai dit que j'étais bibliothécaire, que j'avais acheté son livre pour mon fonds romans, que je lui ai demandé de me dédicacer un exemplaire, il s'est montré charmant (non, monsieur Goetz, je ne dis pas cela parce que vous allez probablement venir visiter mon blog). Parce qu'en plus, quand je lui ai dit que j'avais un blog, il m'en a demandé l'adresse ! Je tiens à remercier publiquement Monsieur Adrien GOETZ qui s'est montré charmant avec moi et qui m'a autorisé à le prendre en photo pour mon blog (qui ne lui rend pas justice d'ailleurs, cet homme a un charme fou ! Ah oui, je suis directe, je sais, mais on ne rencontre pas tous les jours des personnes charmantes et attachantes. Et cultivées.) Il a été ma plus belle rencontre lors de ce salon et il a largement compensé l'abscence de Philippe Besson.
Ensuite, j'ai accompagné ma mère sur le stand où dédicaçait Hervé Jaouen. Elle regardait tranquillement ses livres quand l'auteur a relevé la tête et lui a dit : "Tiens, mais on vous voit tous les ans, vous". Ma mère est devenue toute rose, et ils ont bavardé comme deux vieux potes pendant quelques minutes. Mon père veillait au grain à quelques pas de là...
J'ai encore rencontré plein de gens, vu quelques têtes connues (Jean d'Ormesson, Bernard Pivot, Alain Mabakou, Amin Maalouf...). Et j'ai fait dédicacer à Duong Thu Huong son désormais célèbre "Terre des oublis". Une dame très timide et gentille qui m'a écrit un petit mot sympathique.
Je me suis encore ruinée, mais j'ai fait des rencontres inoubliables (bon, surtout une, on est d'accord, mais je suis encore toute émue en l'écrivant). Voici mes achats :
Intrigue à l'anglaise d'Adrien GOETZ ;
Un abri en ce monde de Mary McGarry MORRIS ;
Moi, Charlotte Simmons de Tom WOLFE ;
Les trottoirs de Dublin de Damien OWENS ;
Le destin miraculeux d'Edgar Mint de Brady UDALL ;
Le temps de la colère de Tawni O'DELL ;
Terre des oublis de Duong Thu HUONG.
Vue d'ensemble du festival : le Belem (=bateau), le Palais du Grand Large et la Halle Duguay-Trouin.
Si vous habitez en Bretagne, ou si vous êtes de passage dans la région, ne manquez pas la nuit du livre
samedi soir, à Bécherel, petite cité de caractère, nichée entre Rennes et Saint Malo. A partir de 17 heures et jusque tard dans la nuit, les 15 librairies du village sont ouvertes et proposent
des animations. Oui, vous avez bien lu, il y a quinze librairies à Bécherel, ce qui en fait la première cité du livre en France. Il y aura des animations littéraires, musicales, poétiques, en
intérieur et en extérieur, et tout cela est gratuit ! Vous pourrez également vous restaurer sur place. Elle est pas belle la vie ?
Moi, ce que je préfère, c'est quand j'ai un gros tas de livres dans les mains, que je m'écroule, épuisée, chez Edith, qui tient la librairie - salon de thé du village, que je bois un thé avec une
part de tarte qu'elle fait elle-même, et que le chat vient se frotter à mes jambes. Après cette pause salvatrice, je repars à l'assaut des dernières librairies, et je rentre chez moi, fatiguée,
mais contente.
Pour plus de renseignements pratiques, téléphonez au 02 99 66 83 73
Pour ne pas vous perdre en route, voici une carte. ne vous fiez pas aux apparences, il y a une quatre voies pour s'y rendre, pas besoin de roulez sur des chemins de terre... Et quand bien
même, ça vaut vraiment la peine !

Si quelqu'un a l'intention d'y aller, peut-être pourrait-on se rencontrer, boire un thé chez Edith ensemble ?
Chers lecteurs, je m'en vais vous raconter dans quel état je viens de passer ces deux derniers jours : dans l'angoisse et la surexcitation. Pourquoi ? POURQUOI ? Vous ne vivez pas sur cette
planète ma parole ! C'est aujourd'hui, à 13 heures très précises qu'était décerné le prix Goncourt. On pourra toujours dire que cette institution française est vieillote, toujours est-il que
c'est le plus prestigieux de nos prix littéraires. Pourquoi me demanderez-vous alors, n'étais-je plus dans mon état normal depuis déjà deux jours ? Parce que j'ai rencontré l'un des prétendants
au titre suprême, mon chouchou parmi les chouchous, Monsieur Olivier Adam. Des photos ? N'y comptez pas, j'avais oublié mon appareil photo ! On est une quiche ou on ne l'est pas, c'est comme ça !
Je vais quand même vous mettre un cliché, qui ne rend pas justice à l'homme, croyez-moi (il a des yeux bleus magnifiques dans lesquels on ne demande qu'à se perdre. Je n'avais pas de photo en
couleur à ma disposition)
Mon auteur chouchou dédicaçait son dernier roman, A l'abri de rien, à la librairie l'Odyssée, à Saint Malo, samedi
dernier. Je n'allais pas manquer cette rencontre, en territoire connu qui plus est ! A dix-sept heures, j'étais devant lui, paralysée par la trouille, n'osant pas ouvrir la bouche de peur de dire
une grosse bêtise. Mes parents m'avaient accompagnée, et je peux vous dire que ma mère aussi ressemblait à une midinette ! Sage, mais très excitée de voir enfin l'homme-littéraire dont je lui
parle depuis... bref, depuis longtemps.
Olivier Adam a été charmant avec nous, il a eu un mot gentil et un sourire pour tout le monde. Je ne sais plus comment c'est venu dans la conversation, mais j'ai dit que j'étais bibliothécaire et
il m'a posé des questions sur mon métier. Il paraissait à l'aise, même si je ne pense pas que ces exercices de style lui plaisent tellement, et en partant, je lui ai dit "M...." pour le Goncourt,
mais...
MAIS VOILA, CA N'A PAS SUFFI ! Le Goncourt est allé à Gilles Leroy pour Alabama Song, et comme d'habitude, les favoris ont été ignorés. Les pronostics allaient plutôt vers Philippe
Claudel et Olivier Adam, et puis... Vous m'auriez vu, devant mon écran de télé ! Parce qu'en plus, les jurés donnent le nom du gagnant à 13 heures, ce qui fait que les journalistes pourraient
faire l'ouverture du journal télévisé avec cela, mais non, NON, il a fallu attendre 13h24 pour que Françoise Laborde nous annonce le gagnant. En tout et pour tout, le Goncourt aura eu 10 secondes
d'antenne sur France 2 ce midi, le temps d'annoncer également que Daniel Pennac avait lui reçu le Renaudot. Vive la culture à la télévision. C'est vrai qu'il y avait plus important ce midi,
Nicolas ayant joué les Superman au Tchad...
Ma télécommande se porte... difficilement en vérité, elle essaie de panser ses blessures. Je zappais sur I-Télé et consort en espérant avoir d'autres infos... En fait à 13h05, c'est la radio qui
m'a délivrée. Façon de parler tant ma déception était grande. Mais Olivier Adam est jeune, bourré de talent et sera sûrement nomé encore une fois. Déjà, en 2005, il faisait partie de la dernière
sélection pour Falaise mais ne l'avais pas eu, ce sacré Goncourt. Enfin, pour une fois, c'est une petite maison d'édition qui l'a eu, Mercure de France. C'est déjà ça !
Le samedi 6 juin 2009 restera à jamais gravé dans ma mémoire comme une journée de folie, une journée géniale, LA journée de ce printemps 2009 qui fait que la vie vaut d'être vécue. C'est samedi
qu'avait lieu la deuxième édition de "Books in the city".
Et pourtant, tout avait plutôt mal commencé : il pleuvait, de petites gouttes irrégulières au début puis une vraie belle averse, drue, qui mouille tout, qui traverse votre coupe-vent censé
être imperméable. Et puis, nous avions rendez-vous à 9h30. Au Sacré-Coeur. Tout en haut de la butte Montmartre. Le métro nous a déposé en bas de la butte. J'ai donc failli mourir d'une crise
d'asthme avant même d'avoir commencé le jeu !
Heureusement, je suis arrivée en un seul morceau au Sacré-Coeur et j'ai fait la connaissance du reste de l'équipe. Je connaissais déjà Magali, une amie de l'époque où je travaillais à Paris, qui
m'hébergeait pour l'occasion. Il y avait également là Celsmoon et Chrestomanci, alias Céline et Virginie, venues de Rouen et Isil, Lamalie et Cryssilda alias, Sandrine, Marie et Isabelle.
Après la traditionnelle photo sur les marches au pied du Sacré-Coeur, après le rappel des règles et la distribution des enveloppes contenant les premières énigmes, nous avons pu nous mettre en
route.
En passant dans une rue essentiellement constituée de boutiques pour touristes, Céline, Virginie et moi avons acheté un de ces K-Way qui recouvre presque entièrement en cas de pluie, un truc en
plastique sans bras, avec juste une capuche. Sauf que, pour faire vite, nous n'avons pas fait dans le détail, nous avons pris des K-Way rose avec des tours Eiffel, une dans le dos pour
Céline et Virginie, et une multitude de petites tours Eiffels sur le mien.
Et c'est là que le jeu a véritablement commencé, que l'équipe s'est soudée. Car quand les autres nous ont vues, elles nous ont immédiatement surnommées - affectueusement - les "Trois Petits
Cochons" ! Nous nous sommes faites remarquer, les gens se retournant allègrement sur notre passage, et c'est dans cet accoutrement que nous sommes arrivées au premier point de passage : le
cimetière Montmartre. Après avoir résolu quelques énigmes, avoir photographié quelques tombes, nous sommes parties vers notre deuxième point de passage, l'église Saint-Sulpice. Un conseil :
n'allez jamais avec un K-Way rose géant orné de tours Eiffel dans le 6° arrondissement, car si dans le 18° les regards étaient plutôt amusés, ils étaient nettement moins bienveillants dans ce
quartier chic.
Pendant ce temps, nos téléphones ont fonctionné à plein régime pour essayer de résoudre le quizz littéraire ainsi que notre imagination pour rendre les réponses les plus originales au
questionnaire insolite.
Arrivées à Saint-Sulpice, nos sourires se sont légèrement évanouis devant la difficulté de l'énigme qui devait nous mener au point de passage suivant. Trois mots seulement pour nous guider :
"Je t'aimes". Oui, avec un "S". Peut-être, esprits vifs, avez-vous reconnus le mur des "Je t'aime" à la station Abbesses, mais nous, nous avons dû ouvrir l'enveloppe de secours pour avoir un
deuxième indice.
Avec tout cela, nous n'avions pas encore mangé, et nos estomacs nous rappelaient à l'ordre. Mais pas de temps à perdre : nous nous sommes restaurées debout, en nous dirigeant à grands pas vers la
station de métro la plus proche.
A cet instant, miracle : le ciel s'est un peu dégagé et la pluie a cessé de tomber. Mais pas question de nous débarasser de nos K-Way géants : les Trois Petits Cochons nous étions, les Trois
Petits Cochons nous resterions... au moins tant que le temps ne serait pas plus sûr.
Arrivées à Montmartre, nos glamourous organisatrices n'étaient pas là : panique, nous serions-nous trompées de lieu ? Non, elles s'étaient réfugiées, frigorifiées, dans un café.
Après avoir pris une libraire en photo, imité une couverture de manga, acheté un croissant pour rendre hommage à "Breakfeast at Tiffany's", photographié le passe-muraille, nous étions
reparties vers le dernier point de passage, de plus en plus pressées par le temps. Et là, nous avons commis une erreur, fatale au niveau du temps. Nous sommes allées place Dauphine au lieu de
nous rendre place des Vosges. Le temps de comprendre notre erreur, de fendre une foule de supporters de rugbymen, d'arpenter les couloirs de la station Châtelet et de littéralement courir à la
place des Vosges, nous n'avons pas pu résoudre les dernières énigmes. Mais c'est là que nous avons trouvé un gentil monsieur qui a accepté de se prêter au jeu de la photo : nous devions
trouver quelqu'un qui ressemble à un auteur. Nous avons contourné la difficulté en achetant un livre signé "Anonyme" et en photographiant un anonyme avec le livre.
Mais déjà il était l'heure d'aller au jardin du Luxembourg pour rapporter nos réponses. Après un léger cafouillage sur le lieu de rendez-vous, nous avons transmis notre enveloppe et nos photos :
mission accomplie !!!
Ereintées mais heureuses, nous nous sommes installées à la terrasse d'un café en attendant l'heure d'aller au restaurant pour connaître les résultats. Mais déjà, Céline et Virginie devaient
reprendre le train pour Rouen et ne seraient donc pas présentes à la remise des prix. Finalement, c'est Solène, une de nos jokers téléphoniques, très efficace, qui nous a rejointes et a pu dîner
avec nous. Enfin nous allions savoir...
Et bien non, nous n'avons pas gagné, mais nous avons été citées plusieurs fois : nos réponses au questionnaire insolite ont été appréciées, et notamment le quatrain en alexandrins rendant hommage
aux surréalistes, écrit par Céline, la quatrième de couverture d'inspiration chick lit rédigée par Magali et moi, notre photo de l'auteur anonyme et notre photo illustrant un titre de manga
"Fruit basket". Nous sommes reparties avec un gros sac de livres, sac cousu par Fashion et sa soeur themselves.
Je tiens à remercier mes coéquipières : j'ai rencontré des filles formidables, toutes plus sympathiques les unes que les autres. J'espère vraiment que le lien que nous avons créé ce jour-là
pourra perdurer.
Rochester un jour, Rochester toujours !
Rochester for ever !
Rochester les meilleures !
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