
Tome 1 : Adèle d'Aiguebrune. À la veille de la Révolution, la très ancienne famille d'Aiguebrune se meurt, comme son château, perdu dans les collines de l'Angoumois. Le plus triste
des destins attend Adèle d'Aiguebrune, née boiteuse, pauvre et ignorée de tous. Chez ses voisins Champlaurier, où une société provinciale s'étourdit de fêtes et de bals, elle sert de gouvernante
à la jeune Elise, une enfant fragile et délicate qui lui ressemble beaucoup.
Et c'est 1789. Les menaces s'accumulent autour du grand château et de ces nobles insouciants. La Terreur condamne les Champlaurier. Marsaud, ancien cocher et ami d'enfance d'Adèle, s'est rangé
auprès de l'accusateur public. Il a voté sa mort en même temps que celle d'Elise. Par quelle inimaginable cruauté pourra-t-il envoyer ces deux innocentes à l'échafaud ?
Tome 2 : L'heure d'Elise. La Révolution et la Terreur ont dévasté la vie d'Adèle d'Aiguebrune, jeune noble ruinée des confins de l'Angoumois. Sauvée de la guillotine
par son frère, devenu héros de la République, elle a vu périr la jeune Elise, sa pupille, qu'elle adorait. Qui a commis ce crime, que la fureur révolutionnaire n'explique pas seule, et pourquoi
?
Dans son vieux château délabré, Adèle s'interroge encore. Elle sait qui est cet homme, aujourd'hui puissant, qui veille secrètement sur elle, et qu'elle accepte de suivre dans le Paris
bouillonnant et frivole du Directoire. Mais bientôt elle se sent étrangère, son cœur, ses racines et son honneur demeurent à Aiguebrune, dans ces solitudes où elle attendra celui qu'elle devrait
haïr, mais qu'elle n'a jamais cessé d'aimer.
J'avais déjà lu ces deux romans il y a quelques années, et je les avais tellement aimé que quand je les ai revu dans la bibliothèque de ma mère, je n'ai pas pu m'empêcher de les lui emprunter.
Alors que je dois avoir un million de livres dans ma PAL, on est bien d'accord.
Le parcours d' Adèle est très intéressant à suivre, je suis passionnée par ces destins de femme qui se battent pour améliorer les choses. Ici, il s'agit d'aider une petite fille que tout le monde
rejette parce qu'elle est boiteuse à s'intégrer dans un monde fait d'apparences et de préjugés. Elle veut l'aider à se faire aimer de sa mère, toute entière dévouée au culte de la beauté et
de la jeunesse. Mais le monde bascule, Adèle vit les dernières heures d'un monde de privilèges, et la vie de celle qu'elle aime comme sa fille est menacée .
J'adore le contexte complexe de la Révolution, y avait-il des gentils ou des méchants ou juste un peuple qui voulait vivre décemment ? Les méandres de l'esprit humain sont infinis, on ne peut pas
être français et ne pas se demander comment ont été vécues ces heures si sombre de notre histoire par nos ancêtres. Notre identité française est construite sur cette fissure, et pourtant,
aujourd'hui encore, on peut se demander si tout ce sang versé a servi à quelque chose.
J'ai une question pour vous, chers lecteurs : vous arrive-t-il de relire des livres qui vous ont particulièrement plus ou marqués ? Considérez-vous qu'une fois lu, un livre ne mérite plus qu'on y
revienne ? Devant la taille démesurée de votre PAL, vous ne vous sentez pas le droit de regarder en arrière ? Ou au contraire, donnez-vous une place privilégiée dans votre bibliothèque aux livres
qui vous sont chers et que vous voulez relire ?
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