L'enfant sans nom - Amy MACKINNON

Publié le par Amy

L'enfant sans nomClara est thanatopratrice. Son métier : rendre leur beauté aux morts afin que leurs familles puissent les admirer une dernière fois tels qu'ils étaient avant de mourir. Elle travaille dans une petite entreprise familiale, mais on sent bien dès le début que sa vie passée a fait d'elle quelqu'un d'angoissé, qui n'est pas très sociable. Elle préfère d'ailleurs s'occuper des morts que de réconforter leurs familles. Elle n'a pas les mots pour cela. Un jour, au funérarium, elle trouve une petite fille qui joue, Trecie. Même Clara sait que ce n'est pas un endroit pour une petite fille, mais celle-ci s'entête et revient plus ou moins régulièrement. Jusqu'à ce qu'elle disparaisse. Et que l'on découvre des vidéos la mettant en scène, ainsi que deux autres fillettes, avec des hommes. Clara n'a plus qu'un seul but : retrouver Trecie.

 

C'est à l'occasion d'un apéro littéraire organisé par mon amie Cécile que j'ai découvert ce roman. Ce soir-là, l'ambiance était à la détente, et notre équipe de filles a aussi bien parlé de l'Amour est dans le pré que de littérature, mais c'est justement ce qui fait le charme de ce genre de soirée, ne pas se prendre au sérieux. Quand Cécile nous a présenté ce livre, j'ai tout de suite été très attentive, car sa couverture m'avait beaucoup plu en librairie. Je voulais donc savoir si le contenu était lui aussi intéressant. Cécile parle très bien de ses lectures, et ce soir-là, elle a su nous allécher sans trop nous en dire, ce qui serait dommage avec ce genre de roman.

 

J'ai beaucoup aimé la première moitié du livre. L'intrigue se met en place, on fait connaissance avec des êtres en souffrance, qui n'ont pas été épargnés par la vie. Clara bien sûr, mais aussi Linus et Alma, ses employeurs, ou encore Mike, le policier. L'ambiance du roman est très sombre, mais pas plombante, en tout cas, pas exagérément. Aucun mot n'est superflu, dans la mesure où, de toute façon, Clara, qui est la narrarice, ne prononce jamais un mot de trop. Les détails du métier de notre héroïne sont captivants, et notamment lorsqu'elle parle des fleurs, dont elle connaît toutes les significations.

 

Puis, j'ai trouvé que l'action s'enlisait un peu et que l'on quittait des yeux la trame principale pour en développer une plus secondaire. Etait-ce vraiment nécessaire ? Pas sûr. L'écriture est toujours aussi agréable, mais moins fluide. La fin est assez inattendue, et bien traitée.

 

J'ai beaucoup aimé ce roman, mais j'ai un peu traîné dans mon rythme de lecture du fait de la monotonie de la seconde moitié du texte.

 

Merci beaucoup à Cécile de nous avoir parlé de ce livre, je ne sais pas si j'aurais tenté l'aventure sinon. Vivement le prochain apéro littéraire...

 

Amy MacKinnon, L'enfant sans nom, 10-18, 2010.

Commenter cet article

Celsmoon 21/07/2010 11:18



La couverture est magnifique mais je n'ai pas trop envie de ça en ce moment :)



cecile 20/07/2010 22:17



la cécile en question te remercie pour ce bel hommage "aperitivolittéraire". moi aussi ai beaucoup aimé ce livre et la relation amoureuse qui découle de cette enquête...vivement le prochain
rendz-vu, le seul souci lire...en ce moment ai pas trop le temps (je suis sur le dernier Jean Teulé qe je voulais tant). Bises à toi et bonneS vacances