Chic et choc à New York - Carrie KARASYOV et Jill KARGMAN

Publié le par Amy

Chic et choc à New YorkPark Avenue, la plus chic et la plus chère de New York. En un mot, le paradis. Sauf pour la ravissante Melanie Korn, récemment mariée à un milliardaire. A chaque fois que la jeune femme tente une percée dans la haute société, ce petit cercle de privilégiés se charge de lui rappeler son passé d'hôtesse de l'air. Comment s'habiller avec goût? Quels amis fréquenter? A quels clubs adhérer? Melanie n'en a pas la moindre idée. Mais elle dispose d'un atout maître : un majordome anglais bien décidé à transformer Cendrillon en une authentique princesse. Sauront-ils, à eux deux, forcer les portes des associations caritatives les plus en vue et des réceptions les plus huppées? Une chose est sûre : Melanie ne reculera devant rien pour mettre à ses pieds Park Avenue, ses hommes d'affaires influents et ses jolies héritières...

Mais à quoi je m'attendais avec un titre et un résumé pareils, hein, franchement ? Il faut être aveugle, naïve et tout droit débarquée d'une autre planète pour ne pas comprendre que ce n'est pas de la littérature, mais un soap immonde. Oui, sauf que dans le numéro du magazine "LIRE" du mois de mai 2006 (avril peut-être), les critiques classaient cet ouvrage dans la bonne "chick lit" ! Comment doit-être la mauvaise... Je ne crache pas du tout sur cette littérature dite "pour poulettes" (encore un terme inventé par les hommes pour dévaloriser les lectures des femmes), au contraire, je pense que c'est un tremplin vers d'autres lectures, plus littéraires, et moi-même, je ne boude pas mon plaisir quand je tombe sur ces titres à la librairie. J'incite mon responsable à la bibliothèque à en acheter plus qu'il ne le fait, parce que c'est souvent de bonne qualité. On achète tous les Danielle Steel, alors vraiment je ne vois pas ce qui nous empêcherait de commander les livres de Marian Keyes, Cathy Kelly et Alix Girod de l'Ain qui sont de bien meilleure qualité. Et bien non, pour les hommes et tous les êtres snobs que portent cette terre, c'est du pareil au même ! Je m'insurge contre cela ! Je campe sur mes positions ! Lisez avant d'être définitifs !

Revenons à nos moutons... Dans ce livre précis, l'héroïne est insupportable, on n'a pas envie de prendre sa défense face à ses détracteurs. Elle s'habille comme un sapin de Noël, tient des propos hautains, et veut absolument rentrer dans le plus d'associations caritatives possibles, non pas pour faire du bien autour d'elle grâce à la fortune colossale de son mari, mais pour approcher les gens influents et encore plus riches qu'elles. Aucune valeur n'est respectée : un homme marié trompe sa femme, a un enfant avec sa maîtresse, souhaite très fort que cette dernière meurt (ce qui arrive, comme par hasard !) pour qu'il puisse offrir l'enfant à son épouse en mal d'amour et d'activité. Faut la comprendre aussi, une fois que vous avez fait les boutiques, comment remplir le reste de sa journée ? Une jeune femme remporte un succès phénoménal avec son livre alors que ce n'est pas elle qui l'a écrit, une autre est traitée de "grosse" alors qu'elle taille du 42... STOP ! ASSEZ ! Le clou, c'est que page 36, l'héroïne exprime de vilaines pensées contre ses deux ennemies intimes, et pour dire à quel point elles sont mal habillées, les compare à des... bibliothécaires ! Pas de chance pour moi : je suis bibliothécaire, je taille du 44 et je n'ai pas de fortune à dilapider dans les magasins de vêtements. Par contre, j'écris mes articles toute seule. Comme quoi, tout est lié finalement...

Conclusion : passez votre chemin, ce titre ne mérite pas autre chose.

Publié dans Critique d'oeuvre

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Emilie 30/04/2017 10:56

Bonjour,
Je partage moi aussi votre déception pour ce livre. J'avais pourtant lu de bonnes critiques. J'aurais mieux fait de lire la vôtre ! J'ai moi-même donner mon avis sur ce livre dans mon blog, et je me suis permise de vous citer.
(mon blog : la-pin-up-qui-lit.blogspot.com)
Emilie

Emeraude 07/05/2007 19:06

Je comprends ce que tu veux dire Amy, parfois ça fait du bien. Ca dépend tout simplement de l'état dans lequel on est. J'avais bien aimé les Marian Keys que j'avais lu d'ailleurs (ralph's party et thirty something).

Et je ne te jugerai jamais, toi ou qui que ce soit, parce que tu aimes lire ce genre littéraire. Tu aimes lire et peu importe que ce soit un genre que moi je n'aime pas.
Tout ce que j'avais voulu dire c'est que j'avais aimé la manière dont tu as "descendu" ce titre-là et que ça ne me donne pas envie de m'y plonger. Mais qui sait ?

Et je suis tout à fait d'accord avec toi sur le fait qu'il ne faut pas juger les livres sur la couverture! Surtout que d'une édition à l'autre, ça change alors que le contenu reste le même!

PS : les courants fortement masculins, on est d'accord, en général, ne comprennent pas les courants féminins! ;-)

Allie 05/05/2007 03:21

Je ne suis pas une grande lectrice de chick lit mais de temps à autre, j'aime bien! Il faut quand même qu'il y ait un minimum... J'aime bien Isabel Woolf, les deux tomes de Bridget Jones ou alors Le diable s'habille en Prada... Mais bon je ne lirai certainement pas celui-là!
Par contre, j'ai TRÈS hâte d'avoir ton avis sur le livre en cours de lecture, Qui a tué Glenn?... Il est sur ma LAL!

Amy 05/05/2007 10:36

Moi aussi j'aime bien Isabel Wolff, même si les ressorts de la narration sont toujours les mêmes : l'héroïne croit qu'aucun homme ne l'aimera jamais, puis tombe dans les filets d'un séducteur invétéré qui ne la rend pas heureuse sans voir que le type qu'elle fréquente tous les jours est transi d'amour mais est trop timide pour le lui avouer.
Je m'occupe du cas "Qui a tué Glenn ?" dès aujourd'hui !

Emeraude 04/05/2007 16:36

J\\\'adore ton commentaire Amy!
Je n\\\'ai pas lu ce bouquin et j\\\'étais étonnée de le voir sur ton blog alors j\\\'attendais le verdict avec impatience!
J\\\'ai lu beaucoup de Marian Keys que je qualifie de livre-sitcom. Mais c\\\'est vrai que parfois, ça détend. Ceci dit, ça doit bien faire 3 ans que je n\\\'en ai pas lu!
Bref, ton commentaire est génial et c\\\'est sûr, je ne lirai pas ce bouquin, ni les autres du genre!

Amy 05/05/2007 10:28

Merci Emeraude pour tes qualificatifs très généreux !
Effecitvement, Marian Keyes écrit de la chick lit, que je trouve d'assez bonne qualité. Je tiens à préciser que j'aime globalement ce genre littéraire. On est d'accord, ce n'est pas de la littérature, mais il ne faut pas juger la couverture par exemple, parce que c'est souvent mièvre voire pire. Seulement je n'aime pas ceux qui jugent trop vite, sans connaître. Il y a un courant, fortement masculin, qui dit que les filles qui lisent de la chick lit sont débiles : NON ! Je n'ai pas l'impression d'être plus bête que ceux qui lisent Harper Lee ou Richard Powers, pour la bonne raison que je lis aussi Lee et Powers. Et surtout, la chick lit n'est pas le reflet de mon univers, je ne suis pas une écervelée qui compte sur ses parents pour lui fournir argent et sécurité, qui passe son temps à faire les boutiques et à médire sur ses amis et voisins.
Tout ça pour dire : j'apprécie la chick lit, globalement, mais ce titre était vraiment à jeter aux oubliettes.

Emeraude 04/05/2007 16:35

J'adore ton commentaire Amy!
Je n'ai pas lu ce bouquin et j'étais étonnée de le voir sur ton blog alors j'attendais le verdict avec impatience!
J'ai lu beaucoup de Marian Keys que je qualifie de livre-sitcom. Mais c'est vrai que parfois, ça détend. Ceci dit, ça doit bien faire 3 ans que je n'en ai pas lu!
Bref, ton commentaire est génial et c'est sûr, je ne lirai pas ce bouquin, ni les autres du genre!