Sus aux Anglais !

Publié le par Amy

Talk to the snail




God save la France

Nom : Paul West. Age : 27 ans. Langue française : niveau très moyen. Fonction : jeune cadre dynamique promis à un grand avenir. Occupation : déjouer les pièges potentiellement désastreux du quotidien français. Hobbie : lingerie féminine. Signe particulier : Paul West serait le fruit d'un croisement génétique entre Hugh Grant et David Beckham. Jeune Britannique fraîchement débarqué à Paris, créateur, en Angleterre, de la fameuse enseigne Voulez-Vous Café Avec Moi, Paul a bien du mal à s'adapter au pays des suppositoires, des grèves improvisées et des déjections canines. Et il n'est pas au bout de ses surprises...

J'adore les livres qui montrent ce que pensent les civilisations étrangères des Français. De toute façon, je ne me considère pas comme Française, mais plutôt comme un mélange assez ancestral de bretonne et de celte. Bref, je suis loin d'avoir une conscience européenne à l'heure où c'est politiquement correct, et je me sens plus proche d'un Irlandais que d'un Marseillais. Je ne dis pas ça par goût de la provocation mais parce que c'est réellement ce que j'éprouve. Je me suis sentie enfin rentrée au bercail quand je suis allée en Irlande alors que je me sens totalement étrangère à Paris et en constant besoin d'acclimatation.

Paul West, lui, est Anglais, ce qui est encore différent de tout ce que j'ai développé plus haut. Les Anglais sont un peuple à part, et Dieu seul sait pourquoi, les Français en veulent beaucoup aux Anglais. D'ailleurs, Paul va en faire l'expérience en France assez rapidement. J'ai beaucoup ri de ses mésaventures, ou plutôt j'ai souri de ses mésaventures, mais j'ai plus apprécié son essai sur la France et les Français, qui est plus approfondi. Le roman n'est pas si bon que cela, les situations sont assez "clichés" et on s'ennuie même un peu par moment. Mais malgré la barrière de la langue (assez petite, j'avoue), j'ai plus savouré l'essai, que j'ai lu en anglais, que le roman, lu en français. Les deux portent sur les mêmes thèmes, comme la nourriture, le système de santé, les va cances, le travail, mais l'essai est plus riche et mieux argumenté. Vous me direz, un roman n'est pas fait pour exposer un système d'argumentation, c'est vrai, mais quand même, on se lasse assez vite de ce jeune Anglais un peu naïf qui s'étonne de tout.

J'ai acheté le deuxième tome des (més)aventures de Paul West, je pourrais donc poursuivre mon exploration des pensées Anglaises triturées par les méchants Français... Je vous tiens au courant !

Publié dans Critique d'oeuvre

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Stephanie 16/12/2007 19:49

je passe j'ai a year in the merde dans ma pal (en anglais) depuis un moment :)