Oliviiiiiiiieeeeeeerrrrrrr

Publié le par Amy

A l'abri de rienMarie se sent perdue. Son mari, ses enfants sont le dernier fil qui la relie à la vie.
Ce fragile équilibre est bouleversé le jour où elle rencontre les «Kosovars», ces réfugiés dont nul ne se soucie et qui errent, abandonnés, aux confins de la ville.
Négligeant sa famille, Marie décide de leur porter secours.
Et de tout leur donner : nourriture, vêtements, temps, argent, elle ne garde rien pour elle. Entraînée par une force irrésistible, elle s'expose à tous les dangers, y compris celui d'y laisser sa peau.
Marie se sent perdue. Son mari, ses enfants sont le dernier fil qui la relie à la vie.


Je vous avais préparé un super article bien écrit, bien structuré, vous me connaissez... mais over blog l'a mangé ! Quand j'ai cliqué sur "publier" (pas "tomber aux oubliettes" j'en suis sûre), il n'est resté que le titre. C'est malin, je fais quoi avec un titre maintenant ? 

Donc, je vais réécrire mon article, mais forcément, il sera moins bon. C'est dommage, parce que je vais vous parler de mon auteur chouchou. Je ne sais pas si vous le savez, mais je vénère Olivier Adam, comme Caro[line] vénère David Foenkinos. Cette histoire d'amour a commencé en 2004 lors d'un stage pendant lequel la bibliothécaire responsable de mes activités m'avait conseillé cet auteur. Cet été-là, j'ai donc lu A l'Ouest, Je vais bien ne t'en fais pas et La messe anniversaire (paru en littérature jeunesse mais plutôt pour les adolescents). J'ai adoré ces titres et j'ai donc acheté les deux premiers que j'ai emmené ici avec moi. A mon arrivée à Paris, j'ai lu Falaises, un choc, et Passer l'hiver, que j'ai beaucoup aimé également. Imaginez donc quel pouvait être mon état jeudi dernier, jour de la sortie du livre qui nous préoccupe aujourd'hui, A l'abri de rien. Au lieu d'aller manger à la cantine avec mes collègues vers 13 heures, j'ai arraché mon sac à main de mon casier vers 12 heures pour me rendre à la librairie. Et là, horreur, malheur !!! La librairie était fermée pour travaux. Heureusement, un plan indiquait un local quelques rues plus loin où la librairie s'était installée pendant la durée des travaux. Je cours (je ne cours jamais, sauf après un lecteur qui aurait oublié sa carte) et j'arrive devant... un rideau de fer baissé. Je remonte la rue au pas de charge, mais je dois me rendre à l'évidence : pas de librairie dans le coin. C'est alors que j'ai vendu mon âme au Diable : je suis entrée dans le BHV de l'avenue de Flandre, où j'ai trouvé le précieux roman. Je ne connais rien de plus déprimant qu'un rayon librairie au BHV. Si vous passez par là Olivier (quoi, on ne sait jamais !), j'espère que vous prenez l'ampleur de ce que j'ai fait : j'ai vendu mon âme au Diable !

Jeudi soir, je me suis donc mise au lit avec mon livre et de la musique classique en fond sonore. J'ai fait la connaissance de Marie, Lucas, Lise et Stéphane. Je suis entrée dans l'univers de l'héroïne, ou plutôt, j'ai tenté de le faire, car il est difficile d'entrer dans l'univers de quelqu'un qui le rejette par tous les pores de sa peau. J'ai suivi Marie dans son quotidien, fait de repassage, de courses dans des supermarchés glauques, d'enfant à emmener à son cours de tennis, et de mari dont il faut repasser les chemises. J'ai vu Marie changer au contact des réfugiés. J'ai souffert avec elle... de quoi je ne vous le dirai pas. Ce qui est formidable avec Olivier Adam, c'est qu'on n'entre pas dans ses romans comme un simple visiteur, il faut s'impliquer un minimum. Tu ne peux pas te dire "Ok, son bouquin compte 219 pages, je le lis dans la soirée et je passe à autre chose". Non, moi il m'a fallu trois jours pour le lire. Olivier Adam projette des impressions, en très peu de mots, on passe d'une soirée en famille à une dispute très violente. Ce n'est pas facile, mais c'est formidable.

Ce midi, ma mère m'a appelée pour me dire qu'il y avait une interview d'Olivier Adam dans l'hebdomadaire du coin, Le Pays Malouin. Parce qu'en plus, Olivier, il habite à Saint Malo, je l'ai appris il y a quelques semaines. Comment voulez-vous que je ne l'aime pas ? Il n'est pas originaire de la cité corsaire, et il va s'installer là-bas par goût, par choix. Mon héros...

Publié dans Critique d'oeuvre

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Eric 09/09/2007 00:03

J'ai lu À l'abri de rien, et j'ai mis du temps à me remettre de cette lecture. C'est un livre extrêmement fort, on n'en sort pas indemne. Alors, comme d'habitude quand je découvre un auteur et que je l'ai adoré, il va falloir que je lise tous ses romans. En aurais-tu un à me conseiller particulièrement ?

Amy 12/09/2007 10:34

Bienvenue Eric ! Je te conseillerais Je vais bien ne t'en fais pas, qui est mon préféré d'Olivier Adam, parce que la même force s'en dégage, mais aussi le même désespoir, la même folie latente. Voilà !

Malorie 08/09/2007 19:17

Il est dans ma PAL.Ce livre a l'air très bon.

Elfe 06/09/2007 09:15

Bonjour,ton nouveau design est très joli!!Pour te répondre, je travaille dans le nord, dans l'Aisne plus particulièrement. Mais je suis dans une petite structure: une bibliothèque rurale.Je te souhaite de passer une bonne journée.A bientôt.

Caroline 05/09/2007 13:54

Juste un mot pour te dire que j'adore ton nouveau design ! A bientôt.

Delphine 04/09/2007 18:54

Bonjour Amy et merci pour tes bons souhaits pour ma formation.Moi aussi, le côté compta me fait un peu peur (je suis une littéraire pure et dure) mais il y a des tas d'autres modules intéressants dans cette formation de libraire.J'en parle sur mon blog (du CFCL) mais si tu souhaites en savoir davantage n'hésite pas, je serai très contente de répondre à tes questions.Eh oui, ma bibliothèque a fait vite afin de se fournir les nouveautés de cette rentrée littéraire 2007. J'en ai été agréablement surprise même si c'est une grande bibliothèque municipale et qu'elle est pas mal, je ne pensais pas trouver si rapidement mon chouchou, notre chouchou! ;)J'en profite aussi pour remercier mer-lointaine pour sa gentillesse (comme pour Amy) et même chose, si tu souhaites des infos sur la formation de libraire du CFCL, tu peux me joindre sur mon blog ou par mail. Cela m'aurait arrangé de suivre la formation de Laval (plus près de chez moi puisque j'habite Angers) mais je n'avais plus l'âge pour l'apprentissage, quant-à la formation continue, un formateur de Laval me l'a déconseillé en me disant que je ne trouverai jamais un patron...d'où finalement mon choix dpour Epernay.Bises à tous les deux et à bientôt!