Qui suis-je ?

Je suis une jeune bibliothécaire qui souhaite partager ses lectures avec le plus grand nombre

 

LCA_3

J'ai la chance de faire partie du Club des Théières

Jeudi 30 août 2007

A l'abri de rienMarie se sent perdue. Son mari, ses enfants sont le dernier fil qui la relie à la vie.
Ce fragile équilibre est bouleversé le jour où elle rencontre les «Kosovars», ces réfugiés dont nul ne se soucie et qui errent, abandonnés, aux confins de la ville.
Négligeant sa famille, Marie décide de leur porter secours.
Et de tout leur donner : nourriture, vêtements, temps, argent, elle ne garde rien pour elle. Entraînée par une force irrésistible, elle s'expose à tous les dangers, y compris celui d'y laisser sa peau.
Marie se sent perdue. Son mari, ses enfants sont le dernier fil qui la relie à la vie.


Je vous avais préparé un super article bien écrit, bien structuré, vous me connaissez... mais over blog l'a mangé ! Quand j'ai cliqué sur "publier" (pas "tomber aux oubliettes" j'en suis sûre), il n'est resté que le titre. C'est malin, je fais quoi avec un titre maintenant ? 

Donc, je vais réécrire mon article, mais forcément, il sera moins bon. C'est dommage, parce que je vais vous parler de mon auteur chouchou. Je ne sais pas si vous le savez, mais je vénère Olivier Adam, comme Caro[line] vénère David Foenkinos. Cette histoire d'amour a commencé en 2004 lors d'un stage pendant lequel la bibliothécaire responsable de mes activités m'avait conseillé cet auteur. Cet été-là, j'ai donc lu A l'Ouest, Je vais bien ne t'en fais pas et La messe anniversaire (paru en littérature jeunesse mais plutôt pour les adolescents). J'ai adoré ces titres et j'ai donc acheté les deux premiers que j'ai emmené ici avec moi. A mon arrivée à Paris, j'ai lu Falaises, un choc, et Passer l'hiver, que j'ai beaucoup aimé également. Imaginez donc quel pouvait être mon état jeudi dernier, jour de la sortie du livre qui nous préoccupe aujourd'hui, A l'abri de rien. Au lieu d'aller manger à la cantine avec mes collègues vers 13 heures, j'ai arraché mon sac à main de mon casier vers 12 heures pour me rendre à la librairie. Et là, horreur, malheur !!! La librairie était fermée pour travaux. Heureusement, un plan indiquait un local quelques rues plus loin où la librairie s'était installée pendant la durée des travaux. Je cours (je ne cours jamais, sauf après un lecteur qui aurait oublié sa carte) et j'arrive devant... un rideau de fer baissé. Je remonte la rue au pas de charge, mais je dois me rendre à l'évidence : pas de librairie dans le coin. C'est alors que j'ai vendu mon âme au Diable : je suis entrée dans le BHV de l'avenue de Flandre, où j'ai trouvé le précieux roman. Je ne connais rien de plus déprimant qu'un rayon librairie au BHV. Si vous passez par là Olivier (quoi, on ne sait jamais !), j'espère que vous prenez l'ampleur de ce que j'ai fait : j'ai vendu mon âme au Diable !

Jeudi soir, je me suis donc mise au lit avec mon livre et de la musique classique en fond sonore. J'ai fait la connaissance de Marie, Lucas, Lise et Stéphane. Je suis entrée dans l'univers de l'héroïne, ou plutôt, j'ai tenté de le faire, car il est difficile d'entrer dans l'univers de quelqu'un qui le rejette par tous les pores de sa peau. J'ai suivi Marie dans son quotidien, fait de repassage, de courses dans des supermarchés glauques, d'enfant à emmener à son cours de tennis, et de mari dont il faut repasser les chemises. J'ai vu Marie changer au contact des réfugiés. J'ai souffert avec elle... de quoi je ne vous le dirai pas. Ce qui est formidable avec Olivier Adam, c'est qu'on n'entre pas dans ses romans comme un simple visiteur, il faut s'impliquer un minimum. Tu ne peux pas te dire "Ok, son bouquin compte 219 pages, je le lis dans la soirée et je passe à autre chose". Non, moi il m'a fallu trois jours pour le lire. Olivier Adam projette des impressions, en très peu de mots, on passe d'une soirée en famille à une dispute très violente. Ce n'est pas facile, mais c'est formidable.

Ce midi, ma mère m'a appelée pour me dire qu'il y avait une interview d'Olivier Adam dans l'hebdomadaire du coin, Le Pays Malouin. Parce qu'en plus, Olivier, il habite à Saint Malo, je l'ai appris il y a quelques semaines. Comment voulez-vous que je ne l'aime pas ? Il n'est pas originaire de la cité corsaire, et il va s'installer là-bas par goût, par choix. Mon héros...

par Amy publié dans : Critique d'oeuvre
ajouter un commentaire commentaires (13)    recommander
Dimanche 26 août 2007

 

100-0339.JPG




J'ai reçu mon colis SWAP mercredi. Comment vous dire mon bonheur en voyant ce gros paquet ? 

D'abord, ce fut le parcours du combattant pour le récupérer. En effet, ma concierge est partie en vacances. Une autre concierge assure l'intérim pendant ce temps-là, mais elle vient juste balayer l'entrée et mettre le courrier dans les boîtes. Elle avait mis un mot dans la mienne en me disant qu'un colis m'attendait à la loge. Suivait un numéro de téléphone, illisible. Après avoir essayé en vain trois numéros de téléphone qui n'étaient pas les bons, j'étais passablement agacée. J'aurais bien aimé savoir crocheter les serrures ! Je suis allée demander de l'aide à la boulangère et à nous deux, nous avons réussi à déchiffrer les hiéroglyphes de la concierge remplaçante. Tout ça avait déjà bien duré 20 minutes. La concierge répond à mon coup de fil, je lui explique qu'elle a laissé un mot dans ma boîte, qu'un colis m'attend et que j'aimerais le récupérer, et là elle me répond : "Oui, mais il pleut"! C'est-à-dire qu'elle ne voulait pas faire vingt mètres sous une averse alors qu'elle avait mon colis en otage. A force d'insister, elle est arrivée, emitoufflée dans un blouson de ski et avec un bonnet sur la tête ! 

Trente minutes plus tard, j'ai enfin pu rentrer chez moi avec ce gigantesque paquet. Je l'ai ouvert, et voici ce que j'ai trouvé :


100-0340.JPG

(le couteau en bas de la photo n'a servi qu'à ouvrir le paquet et la boule de poil au milieu à droite, c'est mon chat en peluche, Marie-Antoinette)

Après avoir sauvagement déchiré le papier cadeau, voici ce que j'ai découvert :

100-0342.JPG




Ok, je ne suis pas une pro de l'appareil photo (ah si, on voit Marie-Antoinette en entier !). Donc, je vais vous décrire ce qui est si mal photographié. D'abord, les livres :
- Les contes de la Bécasse de Guy de Maupassant ; 
- L'abbaye de Northanger de Jane Austen ;
- Le pas de Merlin de Jean-Louis Fetjaine ;
- Les dames du lac de Marion Zimmer Bradley ;
- Les annales du Disque-Monde tome 1 : La huitième couleur de Terry Pratchett ;
- Les descendants de Merlin d'Irene Radford.

Mais il y avait aussi :
- un marque-page ;
- un sachet de thé en feuilles ; 
- une boule à thé ;
- un C.D. de musique celtique ;
- une invitation à visiter les châteaux cathares (parce que j'adore visiter les châteaux)

Et tout ça me venait de Loba, qui a un blog sur la fantaisie. Ca tombe bien puisque c'est ce genre littéraire que j'avais envie de découvrir. J'ai goûté le thé le soir même, il est délicieux ! Merci Loba, de m'avoir gâtée de la sorte, je suis ravie. Ce matin, j'ai commencé les nouvelles de Maupassant, et j'ai hâte de découvrir les autres titres.

 

par Amy publié dans : Blablabla
ajouter un commentaire commentaires (8)    recommander
Samedi 25 août 2007

Les plus belles histoires d'amour de ElleLa vie de mère de famille modèle de Véronique est bouleversée par le regard d'un inconnu dans un train. A peine majeure, Margaux choisit de croire en son histoire d'amour avec un homme de quarante ans son aîné. Quand Marianne promet à son premier amoureux de le retrouver à soixante ans, elle est loin d'en imaginer les conséquences... Pour la première fois, les journalistes de Elle ont sélectionné les vingt-sept plus belles histoires d'amour de la rubrique " C'est mon histoire ". Ces témoignages de femmes ordinaires qui ont su écouter leur cœur nous parlent avec émotion et sincérité de rêve, d'amour fou, de passion, de tendresse et de désir. 

Vous voulez la vérité vraie ? Je ne sais pas ce qui m'a pris de lire ça. Peut-être parce que j'aime bien lire les histoires vraies dans les magazines féminins. Peut-être parce que j'avais besoin d'amour à ce moment là. Toujours est-il qu'on va encore dire que je ne suis pas romantique ou que j'ai une pierre à la place du coeur, mais je n'ai pas du tout aimé ce recueil de témoignages. Et pourtant, je suis bel et bien romantique, pas jusqu'à la niaiserie, mais je fais des rêves très tendres où je croise le regard d'un homme qui se dit en me voyant : "C'est elle et pas une autre, c'est elle la femme dont j'ai besoin".

Vous me direz, j'aurais dû me douter que je n'allais pas aimer rien qu'en lisant le résumé. Oui, c'est vrai, mais je suis parfois très naïve. Je me disais que peut-être, mon destin allait s'éclairer à la lecture de toutes ces histoires d'amour, que moi aussi je trouverais mon prince charmant après m'être inspirée de toutes ces vies. Or, j'attends toujours mon prince charmant, et je n'ai même pas été émue en lisant. Peut-être que vingt-sept histoires d'un coup, c'est trop. Et puis, j'ai du mal à m'intéresser aux trucs de filles, "Suis-je la plus belle ?" (Non), "Est-ce que ma robe s'accorde à la couleur de mes yeux ?" (Je n'ai pas de robes), "Pourquoi est-ce qu'il ne m'a pas encore dit qu'il m'aimait ?" (Parce qu'il ne m'aime pas, il veut d'abord me tester et savoir si je ne suis pas trop chiante comme fille). Par contre, je me souviens qu'aujourd'hui, c'est l'anniversaire d'un garçon dont j'étais amoureuse en seconde, qui s'appelait Alexandre, alors que je ne l'ai pas vu depuis 9 ans. Bon anniversaire Alexandre.

Bref, ma critique sera courte, pas besoin d'achever un livre à terre...

par Amy publié dans : Critique d'oeuvre
ajouter un commentaire commentaires (3)    recommander
Mercredi 22 août 2007

Marie-Tempête"On n'est pas marin si on n'est pas sauveteur " : une nuit d'automne, au large de Kersaingilles, petit port breton, un pêcheur est emporté par une lame en secourant un plaisancier. C'est ainsi qu'à l'aube Marie Delaunay apprend qu'elle a perdu son Pierre.
Marie a trente-neuf ans, deux enfants adolescents, une modeste maison et des traites à rembourser. Alors, pour la mémoire de Pierre, pour sauver La Sonate, son chalutier, elle décide de prendre la relève.
Une femme patron pêcheur, avec deux marins sous ses ordres, on n'avait jamais vu ça… Marie aura d'abord tout le port contre elle, sans compter ses enfants qui voudraient la garder à la maison. Son courage, sa ténacité la feront peu à peu accepter de tous. Hormis de ce jeune pêcheur qui la poursuit de sa haine : pourquoi ?
Et la tempête n'en a pas fini avec Marie… Un secret surgi du passé bouleverse sa nouvelle vie. Marie manque de sombrer, tout abandonner. Où puiser encore la force de lutter ? Peut-être dans l'amour, retrouvé en la personne de Yann ?

J'ai reçu ce livre pour mon anniversaire, et je tire un grand coup de chapeau à ma mère qui a réussi à le trouver, ce qui n'était pas joué d'avance. Quoi Internet ? C'est de la triche, et on ne l'utilise qu'en dernier recours à la maison. On préfère rendre visite à toutes les librairies du coin d'abord, et si on revient bredouille, là on va sur Internet. Donc, Maman, bravo, cela faisait longtemps que je voulais lire ce livre, et tu as exaucé mon voeu. Qu'est-ce qu'une maman ne ferait pas pour sa grande fille...

Si je vous dis que l'action de ce roman se passe en Bretagne, vous ne serez pas plus étonnés que ça. On suit la vie de Marie dont l'époux vient de mourir en mer alors qu'il tentait de sauver un plaisancier sorti par gros temps. Elle doit élever ses deux enfants toute seule, mais surtout faire face à sa situation financière, qui n'est guère brillante. Pour redresser la barre, et pour être auprès de son mari, au moins en pensées, elle reprend son bateau de pêche. Elle entre alors dans un univers très masculin, et elle a beaucoup de mal à se faire accepter par les hommes, qui pensent que la place d'une femme est à la maison. Elle doit aussi se battre contre les femmes qu village, qui vendent le fruit de la pêche sur le port et la jalousent un peu, contre ses enfants qui trouvent que leur mère n'est plus jamais à la maison pour s'occuper d'eux, contre ses parents qui voudraient la faire retomber en enfance pour pouvoir s'occuper d'elle... Un jour, un homme arrive dans la vie de Marie, et peut-être va-t-elle pouvoir enfin s'appuyer sur l'épaule de quelqu'un...

J'ai beaucoup aimé ce livre, même si certaines articulations du récit paraissent un peu artificielles. L'univers de la pêche est intéressant à découvrir, dans la mesure où on nous épargne les détails techniques incompréhensibles, et j'avais envie de me battre aux côtés de Marie et de dire à tous ces hommes : "Vous avez peur de quoi, qu'une femme rapporte plus de poissons que vous ? " Oui, j'ai un côté féministe en moi qui ne demande qu'à exploser à n'importe quelle occasion, même en lisant une fiction ! "C'est la lutte finale, groupons-nous et demain..."

par Amy publié dans : Critique d'oeuvre
ajouter un commentaire commentaires (7)    recommander
Dimanche 19 août 2007

La coureeLouiseBenoit












Pour remplir le défi de Fashion victim, j'ai décidé de lire "La courée" de Marie-Paul Armand, que j'ai reçu pour mon anniversaire. La courée est suivie de Louise et Benoît. On suit l'histoire d'une famille sur plusieurs générations dans un petit village du Nord de la France à la fin du XIXème siècle. La première à prendre la parole est Constance. Cette jeune femme n' a pas la vie facile : elle perd toute sa famille dans une épidémie de choléra et part s'installer chez son oncle. Mais la femme de celui-ci ne l'accepte pas et lui fait la vie dure. Elle passe douze heures par jour dans une filature et sa santé se dégrade. Pour échapper à tout cela, elle se marie avec un ouvrier, mais leur mariage se révèle très rapidement un échec. C'est sa fille Charlotte qui prend le relais de la narration. Elle est témoin de luttes sociales terribles, notamment du 1er mai meurtrier de Fourmi, en 1891. Sa vie se stabilise quand elle épouse Maxime, avec qui elle a des enfants. Et c'est finalement sa fille Louise qui termine l'histoire jusqu'après la Seconde Guerre mondiale. Toute la famille est très ancrée dans l'histoire des chemins de fer, puisqu'au moins un homme de chaque génération a travaillé pour la S.N.C.F.

On peut dire que les trois romans sont construits sur le même schéma : à chaque fois, c'est une femme qui raconte. On suit d'abord son enfance, puis, on s'intéresse à son bonheur matrimonial, c'est-à-dire que le tournent de sa vie passe forcément par le mariage et la naissance d'enfant. Ensuite, un élément vient perturber son bonheur, qui redonne du souffle à la narration, car on se demande si oui ou non l'équilibre va se rétablir. Leur vie s'écoule plus ou moins sereinement, et arrive la vieillesse pendant laquelle elle s'inquiète du bonheur de ses enfants et petits-enfants. 

J'ai beaucoup aimé cette lecture qui m'a emmené dans une région de la France que je ne connais pas, le Nord. J'ai beaucoup aimé les détails très réels de la vie des personnages, les détails sur le travail en usine ou dans les chemins de fer, j'ai aimé connaître ce qui constituait la vie d'une femme de l'époque. Elles passaient beaucoup de temps à attendre leur mari, c'est le moins qu'on puisse dire ! Bref, malgré le schéma assez répétitif de la vie de ces trois femmes, Constance, Charlotte et Louise ont des choses passionnantes à nous raconter et leur vie n'est pas un long fleuve tranquille. 

Une lecture très agréable qui me laissera un très bon souvenir.

par Amy publié dans : Critique d'oeuvre
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander

Lecture en cours

 

             Nous vieillirons ensemble       

   

  Nous vieillirons ensemble - Camille de PERETTI
 



Livres en attente de chronique :

Contes de la Bécasse - Guy de MAUPASSANT

Le sceau du secret - Charlotte LINK

    Crime et couches-culottes - Jennifer WEINER

People or not people - Lauren WEIBERGER 

Un secret - Philippe GRIMBERT

L'enchanteur et illustrissime gâteau café-café d'Irina Sasson - Joëlle TIANO

 La ménopause des fées tome 3 : La nuit des porcs vivants- GUDULE

Les variations Goldberg - Nancy HUSTON

La prime - Janet EVANOVICH 

La rêveuse d'Ostende - Eric-Emmanuel SCHMITT

Inconnu à cette adresse - KRESSMAN TAYLOR

La célibataire - Carrie ADAMS

 God save les Françaises - Stephen CLARKE

 
Le Diable s'habille en Prada - Lauren WEISBERGER

Saga - Tonino BENACQUISTA

Robert des noms propres - Amélie NOTHOMB

Réponds, si tu m'entends - Marian KEYES

Mal de pierres - Milena AGUS

Auprès de moi toujours - Kazuo ISHIGURO

A la recherche du bonheur - Cathy Kelly




Challenge 2008

 

Calendrier

Août 2007
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    
<< < > >>

Recherche

W3C

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0
podcaster sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus