Qui suis-je ?

Je suis une jeune bibliothécaire qui souhaite partager ses lectures avec le plus grand nombre

 

LCA_3

J'ai la chance de faire partie du Club des Théières

Lundi 31 mars 2008

La consolante« Charles Balanda, 47 ans, architecte à Paris, apprend incidemment la mort d'une femme qu'il a connue quand il était enfant, et adolescent.
« Il déchire la lettre et la jette dans la poubelle de la cuisine. Quand il relève son pied de la pédale et que le couvercle retombe, clac, il a l’impression d’avoir refermé, à temps, une espèce de boîte de Pandore, et, puisqu’il est devant l’évier, s’asperge le visage en gémissant.
Retourne ensuite vers les autres. Vers la vie. Se sent mieux déjà. Allez... C’est fini.
C'est fini, tu comprends ?»
Le problème, c'est que non, il ne comprend pas. Et il n'y retourne pas, vers la vie. Il perd l’appétit, le sommeil, abandonne plans et projets et va essayer de comprendre pourquoi tour se fissure en lui; Et autour de lui. Commence alors un long travail de deuil au bout duquel il est obligé de se rendre à l’évidence : l’échelle de cette vie-ci est illisible et il faut tout rebâtir.» 

Voilà, j'ai fini La Consolante. J'attendais ce livre depuis environ trois ans et demi, c'est-à-dire depuis que j'ai refermé Ensemble, c'est tout. Le problème, c'est que j'ai été déçue. J'avais envie de magie, d'alchimie entre les personnages, de sentiments du quotidien, de l'essence-même du style gavaldien (gavaldesque ?). Malheureusement, je n'ai rien retrouvé de ce qui m'avait plu dans ces ouvrages précédents. Les personnages ne sont pas consistants, on n'a pas envie de compatir, on a plutôt envie de les secouer pour qu'ils réagissent. Il m'a été difficile de rentrer dans l'histoire : on ne sait pas  de qui on parle, de quoi, qui sont les interlocuteurs de la conversation. Non, j'exagère à peine. Les caractères ne sont pas assez creusés pour qu'on se les approprie, pour les faire nôtres et avoir envie de les voir évoluer et grandir.

L'écriture n'est pas aussi maîtrisée qu'on pourrait s'y attendre. J'ai trouvé ennuyeux que les pronoms personnels sautent régulièrement. Je sais, c'est un procédé narratif. Mais est-on obligé d'user du même procédé narratif pendant des pages et des pages ? De faire des phrases très courtes et d'aller à la ligne pour commencer la suivante ? Cela rend la lecture hâchée, pas très facile à suivre.

Bien sûr, il y a quelque bons moments : le personnage de Kate est très vivant, on a forcément de l'empathie pour une femme comme elle. Au début du roman, Charles fait une description des ses soeurs et de leurs maris qui vaut son pesant de cacahuètes. On est ému de la relation qui se tisse entre Charles et sa belle-fille. Mais tout cela reste en surface et on n'a pas envie de faire l'effort d'aller creuser.

J'ai une théorie bien à moi : j'ai adoré Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part, beaucoup moins Je l'aimais, j'ai craqué pour Ensemble, c'est tout et très peu pour La consolante. Un sur deux. Parions que le prochain roman d'Anna Gavalda soit du meilleur cru. En même temps, je suis nulle en maths, ne m'en veuillez donc pas si je me trompe, chers Bérénice Addict...

par Amy publié dans : Critique d'oeuvre
ajouter un commentaire commentaires (9)    recommander
Jeudi 20 mars 2008

En cet été 1886, Paul Gauguin se rend pour la première fois à Pont-Aven, célèbre village qui accueille depuis longtemps déjà des peintres de tous les horizons. C'est dans cette atmosphère d'émulation artistique que Clémence va passer ses vacances au manoir de Rosmadec. Mais le meurtre d'un jeune modèle de la région vient ternir son séjour, d'autant que le principal suspect se révèle être Gildas, son ami d'enfance. Éprise de justice et certaine de l'innocence de son ami, elle va mener sa propre enquête. La jeune peintre consacrera son temps à rechercher le coupable, mais profitera aussi de son été parmi les siens pour perfectionner son art aux côtés du maître.

 

Chers Bérénice addict, me voilà de retour avec une connexion internet toute neuve. Si je vous dis que j'ai réussi à faire les branchements toute seule et surtout à installer le logiciel de lancement comme une grande, vous répondez quoi ? La quichitude m'aurait-elle abandonnée ? Je n'irais pas aussi vite en besogne si j'étais vous...

 

Toujours est-il que je vais reprendre mes bonnes habitudes et vous parler d'une de mes dernières lectures, Eté meurtrier à Pont Aven, qui inaugure une nouvelle série dans la collections "Grands détectives" chez 10-18.

 

Les enquêtes de Clémence de Rosmadec - Les enquêtes de Clémence de Rosmadec, T1

 

Je pense que, si comme moi vous êtes un/e LCA, vous n'avez pas pu rater ce roman sur les tables des libraires. Le deuxième tome est paru dans la foulée, La noyée du pont des Invalides.

 

Clémence de Rosmadec est une jeune bretonne qui étudie la peinture à Paris. Elle passe ses vacances d'été chez sa grand-mère avec toute sa famille. Chaque membre a un caractère bien trempé qui contribue à dynamiser la lecture. Par exemple, son oncle est prêtre mais il a un fort penchant pour l'alcool, ce qui donne lieu à des tableaux assez épiques. Le séjour estival de Clémence commence très bien puisqu'elle reconnaît Paul Gauguin dans la foule des peintres venus pour peindre la côte de Pont Aven, mais ses espérances se noircissent quand elle trouve le corps d'une jeune prostituée dans une crique où elle aime se baigner.

 

J'ai beaucoup aimé ce polar historique. Le personnage principal est très agréable à suivre : son coeur balance entre deux hommes, elle appartient à une famille matriarcale et à l'exception de la mère de Clémence, toutes les figures féminines du livre ont un caractère très fort, ce qui n'est pas pour me déplaire. L'intrigue est peut-être faiblarde de temps en temps, mais on oublie vite cet aspect des choses au profit du profil et de la profusion des personnages. A titre personnel, les descriptions de la côte, de la mer, des paysages m'ont beaucoup plu.

 

Je laisse passer un peu de temps avant la lecture du second volume car je ne sais pas quand ou même s'il y aura une suite, je savoure donc.

par Amy publié dans : Critique d'oeuvre
ajouter un commentaire commentaires (7)    recommander
Jeudi 6 mars 2008

Cela fait longtemps que je cherche un nom pour vous interpellez dans mes billets. J'en ai assez d'écrire "chers lecteurs", tout le monde peut dire la même chose quel que soit le nom du blog ou le thème choisit.

Après moult réflexion, maturation, discussion avec ma mère (qui est devenue ma conseillère officielle en communication), j'ai choisi de reprendre le nom de mon blog et d'y ajouter le terme "addict" ce qui donne donc "Bérénice addict". Pourquoi me demanderez-vous alors, chers Bérénice addict ? Ca a de la gueule quand même... Oui, pourquoi Bérénice addict ? Et bien déjà, parce que mon blog ne s'appelle pas "Claudine et moi", donc c'est une première bonne raison. La deuxième, c'est que vous êtes quelques uns à vous être abonnés à ce blog pour être prévenus quand de nouveaux articles sont publiés. Du coup, même si le terme est un peu (beaucoup) trop fort, on peut parler d'addiction, n'est-ce-pas? Tout cela en toute modestie, bien entendu...

Alors, est-ce que votre nouvelle interpellation vous plaît ? Cela n'a rien de définitif, si quelqu'un a une meilleur idée, qu'il n'hésite pas à se manifester !

Au chapitre des bonnes nouvelles, j'attend toujours l'hypothétique coup de fil d'un hypothétique technicien d'une célèbre compagnie de télécommunication, donc je ne sais pas quand j'aurai de nouveau Internet chez moi. Veuillez-me pardonner pour l'irrégularité de la parution de mes billets.

par Amy publié dans : Pourquoi ? Parce que
ajouter un commentaire commentaires (5)    recommander
Mardi 4 mars 2008

Kikou, me revoilou !!!! J'ai pris mon poste aujourd'hui, je peux donc poster un message pour vous dire que tout va bien pour moi, mais qu'il faudra être patient pour avoir de mes nouvelles car je vais changer de bibliothèque tous les deux/trois jours pendant un mois. Non, je n'ai pas encore internet chez moi, il faut d'abord que je réinstalle une ligne téléphonique car le locataire précédent n'avait qu'un portable mais pas de ligne fixe (donc pas internet chez lui, c'était cro-magnon ce type ?) Bref, chers lecteurs, je ne peux pas me planter tous les jours devant un ordinateur juste pour vous écrire dès mon arrivée ici, cela ferait mauvais effet. C'est exactement ce que je suis en train de faire ? Non, c'est différent, c'est ma pause déjeuner en ce moment et je suis seule dans les locaux.

J'essaie d'être de retour le plus vite possible, pour votre plus grand plaisir...

par Amy publié dans : Blablabla
ajouter un commentaire commentaires (10)    recommander

Lecture en cours

 

             Nous vieillirons ensemble       

   

  Nous vieillirons ensemble - Camille de PERETTI
 



Livres en attente de chronique :

Contes de la Bécasse - Guy de MAUPASSANT

Le sceau du secret - Charlotte LINK

    Crime et couches-culottes - Jennifer WEINER

People or not people - Lauren WEIBERGER 

Un secret - Philippe GRIMBERT

L'enchanteur et illustrissime gâteau café-café d'Irina Sasson - Joëlle TIANO

 La ménopause des fées tome 3 : La nuit des porcs vivants- GUDULE

Les variations Goldberg - Nancy HUSTON

La prime - Janet EVANOVICH 

La rêveuse d'Ostende - Eric-Emmanuel SCHMITT

Inconnu à cette adresse - KRESSMAN TAYLOR

La célibataire - Carrie ADAMS

 God save les Françaises - Stephen CLARKE

 
Le Diable s'habille en Prada - Lauren WEISBERGER

Saga - Tonino BENACQUISTA

Robert des noms propres - Amélie NOTHOMB

Réponds, si tu m'entends - Marian KEYES

Mal de pierres - Milena AGUS

Auprès de moi toujours - Kazuo ISHIGURO

A la recherche du bonheur - Cathy Kelly




Challenge 2008

 

Calendrier

Mars 2008
L M M J V S D
          1 2
3 4 5 6 7 8 9
10 11 12 13 14 15 16
17 18 19 20 21 22 23
24 25 26 27 28 29 30
31            
<< < > >>

Recherche

W3C

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0
hebergement mutualise sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus