Sonia BRICOURT, Claudine COLOZZI, Mounia DAOUDI, Hélène PIOT, Sophie PREVOST, Elizabeth TCHOUNGUI, Lucile VANWEYDEVELDT
Aujourd'hui, je vais vous parler d'un recueil de nouvelles écrit par sept filles (comme son titre l'indique ! ). Pour préciser un peu les choses, les vingt-quatre nouvelles parlent exclusivement des relations hommes / femmes. Les travers des hommes sont passés en revue, toutes leûrs petites lâchetés quotidiennes également.
Je suis sans aucun doute jeune et naïve, mais j'ai trouvé ces sept filles vraiment très en colère.
J'ai d'abord été très émue par "Racine peut aller se rhabiller", qui aborde le thème de l'avortement. Une jeune femme doit faire face à la lâcheté d'un homme d'un bout à l'autre de leur relation. Pas envie de mettre un préservatif, pas le courage d'assumer un enfant, pas libre pour venir chercher la jeune femme à la sortie de la clinique où elle a avorté. Dans un style différent, L'homme idéal est également attendrissant, parce qu'on se rend compte qu'il n'y a qu'un homme au monde qui peut répondre présent n'importe quand, c'est notre père.
Mais il y a aussi des nouvelles très anecdotiques qui ne sont pourvus d'aucune qualité littéraire et qui ne font que montrer les hommes du doigt. A la base, ce sont des nouvelles, on doit y trouver une volonté d'affirmer son style tout en racontant une histoire. Parfois, le style est mis de côté et c'est la narration qui prime, ce qui est dommage, parce qu'il y avait forcément une solution pour associer les deux.
Dans le cas de Du Dakar à mon lit, l'homme présenté était tellement détestable que j'ai détesté la nouvelle. Les lâches parsèment le recueil, comme dans Tout bien, tout honneur ou Jus de fruit et déconfiture. Quant à la dernière nouvelle, Une livre de jarret de porc, elle m'a vraiment dérangé. Encore une fois, cela doit venir de moi, de mon inexpérience face aux hommes, gentils ou pas.
On ressort de cette lecture secouée et on se dit que si l'on avait rencontré le dixième de ces hommes, nous aussi nous serions en colère. En tant que fille, je me suis sentie solidaire. Il faudrait juste travailler plus en profondeur des qualités littéraires qui sont déjà là, mais qui auraient mérité d'être développées.
Eva a vingt-neuf ans et des poussières, et elle s'est fixé des objectifs à atteindre avant ses trente ans, notamment celui de rencontrer le prince charmant. Elle nous raconte sa vie au jour le jour : son patron, sa mère, son beau voisin musicien, ses galères...








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