Qui suis-je ?

Je suis une jeune bibliothécaire qui souhaite partager ses lectures avec le plus grand nombre

 

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J'ai la chance de faire partie du Club des Théières

Vendredi 23 novembre 2007

Les p'tits diables - Les p'tits diables, T1Pendant les grèves, j'ai dormi chez une amie bibliothécaire. Ce qui est génial, c'est que nous nous complétons puisqu'elle aime la science-fiction/fantasy/fantastique (attention, il faut bien différencier les trois genres, j'ai mis du temps mais j'ai compris) et la bande dessinée, et que je n'y connais pas grand chose dans ces deux domaines. 

Du coup, elle m'a proposé de me faire découvrir des choses qu'elle adore, et j'ai commencé avec Les p'tits diables, excellente série dont le sixième tome vient de paraître chez Soleil. Nina et Tom sont frère et soeur, et comme tous les frères et soeurs de la planète, ils ont du mal à se supporter. Nina a pour but de faire punir son frère au moins une fois par jour, elle tient d'ailleurs des comptes très précis. Quant à Tom, il est persuadé que sa soeur vient d'une autre planète parce qu'il est inconcevable pour lui d'aimer faire ses devoirs, de se laver une fois par jour et d'avoir des chaussettes sales qui ne sentent pas mauvais. Il veut démontrer à la terre entière, et en premier lieu à ses parents, que sa soeur est une alien, ce qui donne lieu à des scènes hilarantes.

Les p'tits diables - Les p'tits diables, T2


J'ai eu l'impression de nous voir enfants, mon frère et moi, toutes proportions gardées, parce qu'on avait moins d'imagination que ces deux-là, notre truc à nous, c'était de nous taper dessus. Ma copine bibliothécaire m'a avouée avoir eu des idées semblables lui passer par la tête, du genre Noyons la maison pour jouer au Titanic !
Attention donc, si vous êtes parents, cette bande dessinée pourrait donner des idées à vos enfants !

Les p'tits diables - Les p'tits diables, T3

Merci, M..., de m'avoir fait découvrir ces deux monstres, mais aussi de m'avoir fait faire de la cuisine ! Et oui, cette semaine de grève aurait pu s'intituler "Amy apprend la vie". Il vaut mieux le prendre comme ça !

Les p'tits diables - Les p'tits diables, T4Les p'tits diables - Les p'tits diables, T5

par Amy publié dans : Livres conseillés par... mes amis
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Mardi 20 novembre 2007

Non, je n'ai pas pété les plombs Cela reste à démontrer (petite voix le retour). C'est juste qu'aujourd'hui, j'ai un entretien d'embauche à Quimper, d'où le titre de l'article, parce qu'au cas où vous ne le sauriez pas, Saint Corentin est le saint patron de Quimper. C'est aussi le prénom de mon frère, qui est loin d'être un saint, mais que j'aime quand même. 

J'espère pouvoir vous annoncer une bonne nouvelle dans quelques jours. Je postule pour être responsable d'une médiathèque dans  une commune de 8000 habitants, qui fait partie du réseau des bibliothèques de la communauté de communes de Quimper. 

A bientôt, chers lecteurs...

par Amy publié dans : Blablabla
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Lundi 19 novembre 2007
Le chardon et le tartan - Le chardon et le tartan, T1

1945. Claire, jeune infirmière, retrouve son mari Frank Randall dans un village écossais pour une seconde lune de miel - la première a été interrompue par la guerre. Alors qu'elle se promène dans la lande, elle découvre un ancien site mégalithique où les villageoises se réunissent en secret pour célébrer d'étranges rites. Fascinée, elle s'approche d'un grand menhir fendu... et se volatilise. Quand elle reprend conscience, elle est entourée d'hommes costumés qui se livrent bataille. Et curieusement, l'un des combattants est le sosie de son mari... A sa grande stupeur, elle comprend bientôt qu'elle est propulsée... en l'an de grâce 1743 ! Période troublée s'il en fut : I'Ecosse, occupée par les Anglais, est à feu et à sang... Ainsi commence une épopée sauvage et baroque où se mêlent fantastique et histoire, action, amour et humour ... 

C'est pas ma faute ! C'est la faute à Fashion ! N'empêche, par ces temps froids, où l'on ne peut même plus aller au travail à peu près normalement, on a bien besoin de se réchauffer. Et on peut dire que Diana Gabaldon y parvient sans mal, à nous réchauffer avec le premier tome de sa grande saga. Parce que, entre les scènes de bataille et les parties de jambes en l'air, on n'est pas immobile une seconde, donc on n'a pas froid. Tu te laisses aller dis-moi ! Ah, c'est le grand retour de la petite voix !

Je suis très intéressée par tout ce qui parle de la lutte pour l'indépendance des peuples celtes, ce roman ne pouvait par conséquent que me plaire, puisqu'en toile de fond de toutes ces scènes... grisantes, il y a le joug qu'exercent les Anglais sur les Ecossais et la lutte de ces derniers pour s'en défaire. Pour information, ma référence ultime en la matière est Le vent se lève de Ken Loach, qui concerne les Irlandais cette fois. Bon, je vous l'accorde, c'est un prétexte pour lire un texte sans style littéraire remarquable, et surtout avec un Ecossais beau comme un Dieu, ce qui ne gâche rien. Et alors, vous assez vous avez vos petits vices littéraires, non ? Non ? Tout le monde n'est pas comme toi ! C'est à dire ? Rien... C'est ça, va dormir...

par Amy publié dans : Livres conseillés par... mes amis
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Lundi 12 novembre 2007

Mangez-moiMyriam est un peu perdue, un peu fantaisiste et un peu rêveuse. Un beau jour, elle décide d'ouvrir son restaurant. A sa propre surprise, Chez moi devient vite le rendez-vous incontournable des habitants du quartier, le havre chaleureux où tout le monde se retrouve. Dans sa cantine, Myriam ouvre l'appétit et délie les esprits, avec l'instinct, la grâce et la sensualité des artistes aux fourneaux... 


J'ai lu ce livre à l'occasion de la deuxième réunion du Club des théières puisque nous avions décidé de lire un livre sur le thème de la cuisine. Ce roman avait beaucoup fait parler de lui lors de la rentrée littéraire 2006, mais je n'avais pas eu alors l'occasion de le lire, car étant une vraie professionnelle attachée au plaisir de ses usagers, je l'avais laissé sur la table des nouveautés à l'attention de mes lecteurs. On ne peut pas priver des lecteurs de lecture tout de même ! Quelle comédienne ! (c'est la petite voix qui m'habite qui parle quand vous voyez des phrases en italique qui ponctuent mes propos).

Je dois dire que pour moi, tout le livre s'est mis en place à la fin de la lecture, ce n'est que dans les toutes dernières pages que l'on comprend pourquoi on a lu tout le livre. Je m'explique : Myriam met du temps à se livrer. On sait qu'elle vient d'ouvrir un restaurant, que c'est aussi sa maison, donc à priori elle n'a pas de famille, mais le personnage reste clos, très fermé sur sa douleur qu'on devine terrible. Au fur et à mesure que d'autres personnages entrent dans son univers, elle commence à se livrer, mais il faut attendre assez longtemps pour cela. Je crois que j'aurais abandonné ma lecture si ça n'avait pas été pour le Club des théières, alors qu'en refermant le livre et en réfléchissant sur ma lecture, je me suis dit que c'était un bon livre et une lecture plutôt agréable. Le style est vraiment très intéressant, soigné, la lecture est fluide grâce au style mais heurtée par le personnage principal.

Et le thème de la cuisine dans tout cela ? Et bien, pour moi, ce n'est qu'un prétexte pour nous raconter la vie de Myriam, ses états d'âme... Il se trouve qu'elle ouvre un restaurant, mais elle aurait tout aussi bien ouvrir une librairie, dans le sens où faire la cuisine soigne ses bleus à l'âme mais le parallèle avec une autre source d'apaisement est possible. Mes camarades du Club on lu des livres qui comportaient des recettes, intégrées dans le roman à la fin d'un chapitre ou même dans le cours du récit, alors que dans Mangez-moi, à aucun moment il n'y a de recettes que l'on peut reproduire.

Mangez-moi, c'est surtout une formule pour dire Aimez-moi, Prenez-moi toute entière entre vos mains, Occupez vous de moi parce que je suis à bout de force. Toi aussi tu aurais pu écrire ça alors, non ? Oui petite voix, moi aussi j'aurais pu écrire ça. Tu ne voudrais pas te rendormir et me laisser tranquille ? Tu sais bien que tu ne pourrais plus vivre sans moi, depuis le temps qu'on se connaît. Vous aussi vous avez une petite voix intérieure qui se mêle de tout ? Gnagnagna...

par Amy publié dans : Critique d'oeuvre
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Lundi 5 novembre 2007

Chers lecteurs, je m'en vais vous raconter dans quel état je viens de passer ces deux derniers  jours : dans l'angoisse et la surexcitation. Pourquoi ? POURQUOI ? Vous ne vivez pas sur cette planète ma parole ! C'est aujourd'hui, à 13 heures très précises qu'était décerné le prix Goncourt. On pourra toujours dire que cette institution française est vieillote, toujours est-il que c'est le plus prestigieux de nos prix littéraires. Pourquoi me demanderez-vous alors, n'étais-je plus dans mon état normal depuis déjà deux jours ? Parce que j'ai rencontré l'un des prétendants au titre suprême, mon chouchou parmi les chouchous, Monsieur Olivier Adam. Des photos ? N'y comptez pas, j'avais oublié mon appareil photo ! On est une quiche ou on ne l'est pas, c'est comme ça ! Je vais quand même vous mettre un cliché, qui ne rend pas justice à l'homme, croyez-moi (il a des yeux bleus magnifiques dans lesquels on ne demande qu'à se perdre. Je n'avais pas de photo en couleur à ma disposition)


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Mon auteur chouchou dédicaçait son dernier roman, A l'abri de rien, à la librairie l'Odyssée, à Saint Malo, samedi dernier. Je n'allais pas manquer cette rencontre, en territoire connu qui plus est ! A dix-sept heures, j'étais devant lui, paralysée par la trouille, n'osant pas ouvrir la bouche de peur de dire une grosse bêtise. Mes parents m'avaient accompagnée, et je peux vous dire que ma mère aussi ressemblait à une midinette ! Sage, mais très excitée de voir enfin l'homme-littéraire dont je lui parle depuis... bref, depuis longtemps.

Olivier Adam a été charmant avec nous, il a eu un mot gentil et un sourire pour tout le monde. Je ne sais plus comment c'est venu dans la conversation, mais j'ai dit que j'étais bibliothécaire et il m'a posé des questions sur mon métier. Il paraissait à l'aise, même si je ne pense pas que ces exercices de style lui plaisent tellement, et en partant, je lui ai dit "M...." pour le Goncourt, mais...

MAIS VOILA, CA N'A PAS SUFFI ! Le Goncourt est allé à Gilles Leroy pour Alabama Song, et comme d'habitude, les favoris ont été ignorés. Les pronostics allaient plutôt vers Philippe Claudel et Olivier Adam, et puis... Vous m'auriez vu, devant mon écran de télé ! Parce qu'en plus, les jurés donnent le nom du gagnant à 13 heures, ce qui fait que les journalistes pourraient faire l'ouverture du journal télévisé avec cela, mais non, NON, il a fallu attendre 13h24 pour que Françoise Laborde nous annonce le gagnant. En tout et pour tout, le Goncourt aura eu 10 secondes d'antenne sur France 2 ce midi, le temps d'annoncer également que Daniel Pennac avait lui reçu le Renaudot. Vive la culture à la télévision. C'est vrai qu'il y avait plus important ce midi, Nicolas ayant joué les Superman au Tchad...

Ma télécommande se porte... difficilement en vérité, elle essaie de panser ses blessures. Je zappais sur I-Télé et consort en espérant avoir d'autres infos... En fait à 13h05, c'est la radio qui m'a délivrée. Façon de parler tant ma déception était grande. Mais Olivier Adam est jeune, bourré de talent et sera sûrement nomé encore une fois. Déjà, en 2005, il faisait partie de la dernière sélection pour Falaise mais ne l'avais pas eu, ce sacré Goncourt. Enfin, pour une fois, c'est une petite maison d'édition qui l'a eu, Mercure de France. C'est déjà ça !

par Amy publié dans : Actualité littéraire
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