Qui suis-je ?

Je suis une jeune bibliothécaire qui souhaite partager ses lectures avec le plus grand nombre

 

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J'ai la chance de faire partie du Club des Théières

Lundi 17 décembre 2007

Je sais que vous, mes très chers lecteurs, attendez cet article avec impatience parce que vous êtes très gentils et pleins d'empathie...











J'AI DECROCHE LE POSTE A QUIMPER !!!!!!!


Dans quelques mois, je vais redevenir Bretonne. J'imagine déjà ma nouvelle vie, avec un appartement d'au moins deux pièces, des balades en bord de mer quand je le voudrais, des visites à ma famille plus régulières, des weeks-ends balades-lecture-chocolat chaud en bord de mer avec les vagues qui vous fouettent le sang... Une nouvelle vie s'offre à moi. Ce n'est pas pour autant que je veux perdre tout se que j'ai acquis si difficilement, et je compte bien notamment garder le contact avec les membres du club des théières. 

Je tiens à tous vous remercier pour vos encouragements, qui me sont allés droit au coeur.

Je tiens à remercier mes parents qui sont venus me chercher à Paris pour que je puisse passer mon entretien, celui-ci ayant lieu pendant la grève des transports en novembre dernier. C'est aussi grâce à vous que j'ai pu avoir ce travail. Merci Tinig pour ton enthousiasme débordant quand je t'ai annoncé la bonne nouvelle : je suis sûre que Saint Corentin, ton saint,  m'a porté chance ! 

MERCI à vous !

par Amy publié dans : Blablabla
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Dimanche 16 décembre 2007
Talk to the snail




God save la France

Nom : Paul West. Age : 27 ans. Langue française : niveau très moyen. Fonction : jeune cadre dynamique promis à un grand avenir. Occupation : déjouer les pièges potentiellement désastreux du quotidien français. Hobbie : lingerie féminine. Signe particulier : Paul West serait le fruit d'un croisement génétique entre Hugh Grant et David Beckham. Jeune Britannique fraîchement débarqué à Paris, créateur, en Angleterre, de la fameuse enseigne Voulez-Vous Café Avec Moi, Paul a bien du mal à s'adapter au pays des suppositoires, des grèves improvisées et des déjections canines. Et il n'est pas au bout de ses surprises...

J'adore les livres qui montrent ce que pensent les civilisations étrangères des Français. De toute façon, je ne me considère pas comme Française, mais plutôt comme un mélange assez ancestral de bretonne et de celte. Bref, je suis loin d'avoir une conscience européenne à l'heure où c'est politiquement correct, et je me sens plus proche d'un Irlandais que d'un Marseillais. Je ne dis pas ça par goût de la provocation mais parce que c'est réellement ce que j'éprouve. Je me suis sentie enfin rentrée au bercail quand je suis allée en Irlande alors que je me sens totalement étrangère à Paris et en constant besoin d'acclimatation.

Paul West, lui, est Anglais, ce qui est encore différent de tout ce que j'ai développé plus haut. Les Anglais sont un peuple à part, et Dieu seul sait pourquoi, les Français en veulent beaucoup aux Anglais. D'ailleurs, Paul va en faire l'expérience en France assez rapidement. J'ai beaucoup ri de ses mésaventures, ou plutôt j'ai souri de ses mésaventures, mais j'ai plus apprécié son essai sur la France et les Français, qui est plus approfondi. Le roman n'est pas si bon que cela, les situations sont assez "clichés" et on s'ennuie même un peu par moment. Mais malgré la barrière de la langue (assez petite, j'avoue), j'ai plus savouré l'essai, que j'ai lu en anglais, que le roman, lu en français. Les deux portent sur les mêmes thèmes, comme la nourriture, le système de santé, les va cances, le travail, mais l'essai est plus riche et mieux argumenté. Vous me direz, un roman n'est pas fait pour exposer un système d'argumentation, c'est vrai, mais quand même, on se lasse assez vite de ce jeune Anglais un peu naïf qui s'étonne de tout.

J'ai acheté le deuxième tome des (més)aventures de Paul West, je pourrais donc poursuivre mon exploration des pensées Anglaises triturées par les méchants Français... Je vous tiens au courant !

par Amy publié dans : Critique d'oeuvre
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Jeudi 13 décembre 2007

Harry Potter - Harry Potter, T7... sur l'air de la chanson de Jean-Louis Aubert

Harry Potter et les reliques de la mort - J.K. ROWLING

Je sais, j'ai un peu tardé puisque tout le monde a déjà donné ses impressions de lecture sur ce dernier tome des aventures de notre sorcier préféré (en même temps, je n'en connais pas d'autre, donc je ne me mouille pas trop !). Pourtant, je l'ai lu en une semaine, ce qui est peu pour un pavé de cette taille, mais trop pour une véritable fan, ce que je ne suis pas. J'ai commencé à lire Harry Potter à la fac, je me rappelle avoir acheté le coffret des quatre premières aventures du petit sorcier avec mes étrennes de Noël. Je voulais déjà être bibliothécaire, et je justifiais cette lecture grâce à cela, en disant qu'une bibliothécaire se devait de lire ce genre de littérature. Ce qui n'avait pas empêché mon frère de me taxer de "suiveuse", en promettant qu'il n'adhérerait jamais à ce phénomène de mode venu tout droit de la perfide Albion. Inutile de vous dire qu'il s'y est mis lui aussi...

J'étais triste de me dire qu'il n'y aurait plus jamais d'affiche dans les rues annonçant une soirée magique dans telle ou telle librairie pour fêter la sortie du dernier tome d'Harry Potter, j'ai l'impression que c'est la fin d'une époque. Et puis, de quoi vont parler les journaux à présent, puisque c'était pour eux l'occasion de parler d'un livre une fois dans l'année, leur grand maximum ? 

J'ai beaucoup apprécié ce septième tome, même si le meilleur pour moi restera toutjours le quatrième, Harry Potter et la coupe de feu. C'est toujours aussi efficace, les péripéties s'enchaînent à un rythme soutenu mais se justifient toujours. J'ai aimé les liens amicaux très développés dans ce volume, mais j'ai vraiment regretté les descriptions de Poudlard, les détails sur les repas, les cours, les professeurs. J'aimais beaucoup cette atmosphère particulière et contrairement aux fans de combat et d'actions, je ne trouvais pas que cela plombait la narration. Les dortoirs, les parties de Quidditch, les punitions, tout cela me paraissait indissociable de Harry Potter. Il a bien fallu que je m'en passe quoi qu'il en soit, mais il y avait les moments familiaux pour rattraper un peu les choses, le mariage de Fleur et Bill par exemple.

Je ne sais pas vous, mais la fin m'a paru niaise au possible. D'accord, c'est un livre pour enfant, mais il ne faut pas nous prendre pour des glandus quand même. Je n'en dirais pas plus (surtout pour toi, Tinig, qui ne doit pas avoir fini...) sauf que ce n'était pas très crédible. 

Au revoir Harry, à un de ces jours, lors d'une de mes prochaine relecture de tes aventures, ou quand j'aurais des enfants en âge de te lire. On verra si la magie opère toujours...

par Amy publié dans : Critique d'oeuvre
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Mardi 11 décembre 2007

... mais pas autant que j'aime le métro.

Pas de critique littéraire aujourd'hui, juste un petit mot. 

Je vous remercie tous de vos encouragements au sujet de mon entretien d'embauche à Quimper. Il s'est très bien passé mais je n'ai toujours pas de réponse. Je surveille tous les jours ma boîte aux lettres, je sursaute quand mon téléphone sonne, mais je ne sais pas encore à quelle sauce je vais être mangée. J'avoue qu'à ce stade, je voudrais au moins connaître mon sort, même si c'est non (même si je préfèrerais mille fois que ce soit oui), pour ne plus penser qu'à cela. En tous les cas, merci énormément et sincèrement, vous ne pouvez pas savoir quel plaisir intense j'ai ressenti en voyant vos messages de sympathie. Comptez sur moi pour vous tenir au courant de la réponse dès que je l'aurais.

Une petite anecdote au passage : ce matin, j'ai fait un malaise dans les escaliers du métro. Je montais les marches, heureusement parce que j'aurais pu vraiment me faire mal, même si je me suis effectivement fait très mal aux genoux ! Là où je veux en venir, c'est que, non seulement personne n'est venu m'aider à me relever, mais qu'en plus, les gens grognaient parce que je les ralentissais... Vive le métro, vive Paris, vive la France !

par Amy publié dans : Blablabla
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Vendredi 30 novembre 2007

Vol à main gantéeC'est à moi. C'est à moi. à moi, à moi.
C'est le mantra que se répète Jillian. jeune New-Yorkaise chic et branchée, à chaque fois qu'elle plonge la main dans les tissus soyeux étalés dans les boutiques élégantes qu'elle fréquente. Et bien souvent, elle ressort du magasin en ayant dépense une petite fortune, mais également en dissimulant quelques trésors dans ses poches ou ses manches. Car tous les jours Jillian vole, pique, dérobe, c'est plus fort qu'elle...
Jusqu'a l'adorable paire de chaussettes en cachemire de trop. Placée en garde à vue pour vol à l'étalage, elle fait la connaissance de Shelley. cette fille à qui tout l'oppose sauf l'agilité de ses doigts et l'amour des belles choses. Shelley, qui a un " réseau ", des amis qu'une jeune femme élégante comme Jillian intéresse au plus haut point. Shelley, grâce à qui l'existence de Jillian prend un tour aussi imprévu que dangereux...



Les tribulations d'une jeune divorcéeEmpotée, complexée, un seul homme au compteur et incapable de tuer un cafard sans vomir son petit déjeuner: depuis son divorce, le quotidien de Déborah n'est pas facile-facile. Car en retrouvant sa liberté, cette femme au foyer soumise et assistée a découvert une vie de chef de famille, de femme active et d'objet sexuel qu'elle avait ignorée jusqu'ici. Dès lors les péripéties vont s'enchaîner Déborah devra apprendre à se déshabiller devant un autre homme que son mari, résister à un patron harceleur, tout en s'occupant de ses deux enfants sans faillir. Mais comment reconstruire une vie de famille quand les hommes que l'on rencontre sont plus pitoyables les uns que les autres?
Entre crises de rire avec les copines et crises de boulimie larmoyantes, Déborah va devoir faire l'apprentissage de sa nouvelle indépendance... 



Très chers lecteurs, essayez de deviner lequel représente le pire de la chick lit et lequel représente le meilleur... Et ce n'est pas du chauvinisme, juré craché ! Et oui, vous l'avez compris, le roman de Jennifer Solow est à classer dans la catégorie "Poubelle" alors que celui d'Agnès Abécassis est bien meilleur. Ce n'est pas dur vous me direz, mais quand même !

J'ai failli lâcher Vol à main gantée une bonne dizaine de fois, tellement je n'avais jamais rien lu d'aussi nul. Non, vraiment, ce n'est pas possible d'écrire une histoire aussi mauvaise, de créer des personnages tous plus inconsistants les uns que les autres. Parfois, je me demandais même d'où l'auteur extrayait son personnage, de quelle profondeur abyssale son cerveau était composé. Peut-être que Jennifer Solow est une magicienne qui fait sortir les personnages de son chapeau, mais elle aurait aussi dû faire appel à la magie pour trouver un fil narratif cohérent et digne de ce nom. Je n'ai pas arrêté ma lecture en plein milieu car l'éditeur me l'avait envoyé chez moi, mais c'est l'unique raison qui m'a tenu éveillée pendant ma lecture.

Quant à Agnès Abécassis, et même si je dois recevoir une malédiction des intellectuels de tous bords qui fréquentent ce blog, elle a réussi à m'embarquer dans son histoire sans l'ombre d'une hésitation. Un pur régal je vous dis ! La situation de départ est tristement classique, une jeune femme divorcée se retrouve seule pour élever ses deux petites filles. Mais l'auteur apporte un souffle à sa narration qui la rend sympathique et tendre. On ne nous berce pas d'illusion ou de bons sentiments : Déborah, qui élevait jusque là ses deux poulettes comme elle dit, est à la merci de tous les emplois précaires que l'on réserve aux femmes, et surtout, elle est à la merci d'un  patron qui la harcèle. Ca, c'était mon quart d'heure féministe, mais il y a vraiment des passages très drôles où l'héroïne se bat contre un cafard ou essaie vainement de déchiffrer une notice d'assemblage pour monter les bibliothèques de ses filles à mourir de rire. Il y a aussi les amis bien intentionnés, et la famille qui ne l'est pas du tout, qui essaient de vous brancher avec une de leur connaissance. C'est tendre, drôle, bien écrit, efficace, rondement mené... Bref, ça faisait longtemps que je n'avais pas lu un roman féminin aussi bon. 

On peut écrire des romans féminins sans prendre ses lectrices pour des andouilles : ce sera la phrase à laquelle vous devrez réfléchir Melle Solow, je veux deux copies double demain sur mon bureau ! Non mais...

PS : Vous aurez remarqué l'astuce pour faire baisser le nombre de livres à chroniquer, deux en une...

par Amy publié dans : Critique d'oeuvre
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