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Je suis une jeune bibliothécaire qui souhaite partager ses lectures avec le plus grand nombre

 

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J'ai la chance de faire partie du Club des Théières

Mardi 15 janvier 2008
Les aventures de Boro, reporter photographe - Les aventures de Boro, reporter photographe, T7

Fin 1943, Paris vert-de-gris est noyé, rayé, rincé. Les gens se méfient les uns des autres. Ils ne s’aiment pas. Ils marchent à la lettre anonyme. À la dénonciation. Pourtant, dans les boxons de Montmartre et de Montparnasse, dans les guinguettes privées d’orchestre des bords de Marne, dans des caves calfeutrées, quelques-uns résistent. Filles de joie, anciens malfrats du Topol, petites frappes et petites gens, certains croient encore au salut du genre humain. À la liberté. À la paix. Au bonheur à venir, à revenir. Leur héros? Blèmia Borowicz, dit Boro. Toujours prêt à se battre partout où sévit la barbarie. Un pas, une canne... Le reporter boiteux galvanise les patriotes de l’ombre. Il les entraîne à sa suite. Pour les uns, il est Bouvier, le résistant, le chevalier blanc de la photo de reportage. Pour les autres, il est le métèque, le juif, l’Untermensch. Lafont, Bonny, Abel Danos, grosses pointures du banditisme et gestapistes notoires, sont à ses trousses. Tantôt, c’est un ange qui surgit à point nommé - un ange de 16 ans, Tulipe, radieuse apparition dans le ciel de suie. Tantôt, c’est une mystérieuse courtisane japonaise. 


Je vous parlais il y a peu de Boro, héros au grand coeur qui pour moi, incarne la classe. Je viens de terminer le septième tome de ses aventures, et déjà, je suis en manque. Quel homme !!! Boro est un héros de la résistance dans ce tome, ce que l'on pressentait dans les deux tomes précédents. Car oui, c'est déjà le troisième volume qui se déroule pendant la Seconde Guerre mondiale. C'est vrai que c'est une période féconde en rebondissements, mais je commençais à me lasser de ce cadre, surtout que la Guerre froide ne manque pas de piquant non plus. Toutefois, me voilà rassurée, on assiste au débarquement à la fin du roman, ainsi qu'à la libération des camps de concentration. 
Boro est dans son élément : il a établi son quartier général au beau milieu d'un bordel parisien, ce qui lui assure une couverture géniale. Les femmes n'ont qu'une envie : le protéger des griffes de l'occupant ! Avec ses acolytes (pas piqués des hannetons les acolytes, je peux vous le dire...), il essaie de cacher des familles juives, mais à cause d'un "bon" français, tout le monde est mitraillé. Tout le monde sauf David, un petit garçon que se retrouve orphelin et que Boro décide d'adopter. Bon, entre paranthèses, c'est très touchant, mais on a du mal à y croire. Un type qui ne s'intéresse qu'aux femmes et dont on ne fait qu'entrevoir les blessures secrètes, qui décide d'adopter un petit garçon alors qu'il est très engagé dans la Résistance, qu'il n'a plus de toit au-dessus de la tête, on y croit moyennement. Cela contribue tout de même à renforcer son profil de chevalier blanc ceci dit... 

J'ai encore une fois été transportée dans une épopée incroyable. On tremble avec les personnages et on a vraiment l'impression d'être nous-même en sursis, toujours aux aguets. Le meilleur moment, c'est quand on voit qu'il y a écrit "A suivre" sur la dernière page, parce qu'on sait que cela nous réserve encore d'excellents moments de lecture.

par Amy publié dans : Critique d'oeuvre
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Mercredi 9 janvier 2008

Le jardin de ciment Ian McEwan raconte la vie d'une famille anglaise dans une vieille maison au milieu de nulle part, les habitations environnantes ayant été démolies en prévision de la construction d'une autoroute qui n'a jamais vu le jour. Le père meurt d'une crise cardiaque alors qu'il recouvrait le jardin familial de ciment. La mère reste seule avec ses quatre enfants. Bientôt trop fatiguée, elle ne quitte plus son lit avant de mourir à son tour. Les quatre enfants restés seuls décident d'enterrer secrètement leur mère dans la cave et de cacher sa mort afin d'échapper à l'assistance publique. Livrés à eux-mêmes, Jack, 14 ans, Julie, 17 ans, Sue et Tom le petit dernier, s'organisent une existence autonome.





Cement GardenAffiche du film d'Andrew Birkin, sorti en France en décembre 1993


Pour moi, Cement garden ou Le jardin de ciment est d'abord un film. Je l'ai découvert, jeune adolescente, pendant des grandes vacances. Je zappais quand je suis tombée sur ce film à l'atmosphère étrange mais qui avait l'avantage d'être en V.O. Je n'aimais pas les cours d'anglais au collège, mais j'aimais beaucoup la langue anglaise et j'étais émerveillée de pouvoir parler une autre langue que la mienne. Bref, je suis restée scotchée sur ce film, pourtant très glauque. C'est Charlotte Gainsbourg qui incarne la soeur aînée de la famille, et j'éprouvais une admiration sans borne pour cette fille. Je ne suis jamais tombée sur une rediffusion de ce film a la télévision, ce qui m'a d'autant plus intrigué. 

Bien des années plus tard, j'ai découvert Ian McEwan, encore en cours d'anglais, à l'occasion de la sortie de son best seller Expiation, ou Atonement en V.O. J'ai alors vu dans sa bibliographie qu'il avait écrit un roman s'intitulant Le jardin de ciment. Toutefois, je ne me sentais pas prête à me plonger dans son roman, car il me restait des souvenirs de son adaptation cinématographique, qui m'avait alors quelque peu choquée, compte tenu de la jeune fille très pudique que j'étais.

Je me suis décidé cette année à l'acheter, après être passée à côté pendant un dîner livre-échange. Et bien, pour la première fois je crois  dans ma carrière de lectrice, j'ai préféré le film au livre. Je ne sais pas comment c'est possible, mais les non-dits sont mieux rendus à l'écran que par écrit. Les personnages sont plus profonds, leurs émotions plus limpides, sans être trop martelées. L'atmosphère est toute en nuances. Le livre, s'il est bien écrit, passe trop du coq à l'âne. 

Si vous êtes des midinettes, n'oubliez pas que Expiation sort aujourd'hui au cinéma sous le titre Reviens-moi.
A l'évidence, il s'agit d'un film romantique fait pour tirer des larmes, mais j'ai vraiment envie de savoir comment il est possible d'adapter un tel roman, je vais donc filer au cinéma ce week-end ! 

par Amy publié dans : Les livres adaptés à l'écran
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Samedi 5 janvier 2008

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Aujourd'hui, mon blog a un an. Quand je l'ai créé, j'étais loin d'imaginer qu'il me permettrait de rencontrer "réellement" des personnes, et non pas de s'en tenir à des relations virtuelles. Grâce à ces rencontres, ma vie ici s'est animée et est devenue beaucoup plus agréable. Je vous remercie de votre fidélité, vous qui étiez là dès le début. Je remercie les gens qui prennent le temps de laisser un commentaire. Je remercie tous ceux qui passent par ici, et j'espère qu'ils en tirent quelque chose. 
Merci Bérénice, j'espère que du fond de ta nuit littéraire, tu sais combien je t'aime et je t'admire.

par Amy publié dans : Blablabla
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Vendredi 4 janvier 2008

Le jugement de LéaElle a commis ce qu'il y a de pire pour une mère. Depuis la mort de son petit Théo, Léa s'est murée dans un terrible silence. Méme les larmes ne coulent pas. Aujourd'hui, elle attend le verdict des jurés. Lorsqu'un gardien lui parle, la regarde, elle lâche enfin prise. Du fond de sa détresse, Léa confie à cet inconnu ce qu'elle n'a jamais réussi à raconter, même à son procès.

Ce texte est très fort, très dur, très froid. Léa nous parle du fond de sa prison intérieure. On lui a d'ailleurs reproché lors de son procès de ne pas avoir montré son émotion : n'aurait-elle aucun remord alors qu'elle a tué son fils ? C'est ce qu'on lui reproche en tout cas car le lecteur, lui, ne saura pas, jusqu'à la fin, si cette femme est le monstre qu'on veut nous imposer. Léa est trop enfermée dans sa douleur pour qu'on la perçoive comme un monstre, une tueuse d'enfant, de son enfant. De quoi de pire peut-on accuser une mère ? 

Un profond malaise s'est répandu en moi pendant toute la lecture de ce court roman. Je n'ai pas réussi à éprouver un quelconque sentiment positif envers Léa et, sans la considérer comme une meurtrière, je n'arrivais pas à éprouver de compassion. Bien sûr, la trame est très dure, et pourtant, je ne me sentais pas plus remuée que cela, j'étais le témoin extérieur de l'histoire qui arrivait à une autre sans être touchée par elle.

Si vous voulez lire un très bon roman du même auteur, lisez donc Puisque rien ne dure, bien meilleur à mon sens.

par Amy publié dans : Critique d'oeuvre
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Jeudi 3 janvier 2008

Aujourd'hui, je me lance dans un nouveau challenge. Je sais, je n'ai pas rempli celui de 2007, loin s'en faut. J'ai été beaucoup trop ambitieuse, et je me suis vite ennuyée de lire des titres que je m'étais imposé plusieurs mois auparavant. C'est pourquoi j'ai décidé que mon challenge 2008 serait plus personnel, et serait constitué uniquement de titres que j'ai déjà lu, et qui m'ont particulièrement plu. Eh oui, réfléchissez : pas de risque de déception, une lecture sûrement plus rapide que la première, je serai en territoire connu. Je me suis donc munie de l'agenda dans lequel je note tout ce que je lis depuis mes 16 ans, je l'ai parcouru, et voici ce que j'ai retenu : 

Kate Atkinson : Dans les coulisses du musée
Jane Austen : Emma
Tonino Benacquista : Saga
Philippe Besson : Son frère
Jean-Philippe Blondel : Accès direct à la plage
Françoise Bourdin : Les sirènes de Saint Malo
Jeanne Bourin : La chambre des dames + Le jeu de la tentation
Charlotte Brontë : Jane Eyre
Jean-Paul Dubois : Vous plaisantez, Monsieur Tanner
Alice Ferney : Dans la guerre
Joy Fielding : Grande avenue
Marian Keyes : Le club de la dernière chance
Wally Lamb : Le chant de Dolorès
Guy de Maupassant : Bel Ami
Colleen McCullough : Les oiseaux se cachent pour mourir
Santa Montefiore : L'arbre aux secrets
Katherine Pancol : Les yeux jaunes des crocodiles
Daniel Pennac : toute la série des Malaussène
Gilbert Schlogel : Victoire ou la douleur des femmes
Madge Swindells : Edelweiss
Guillaume Tavard : Le petit grain de café argenté
Léon Tolstoï : Anna Karénine
Sarah Waters : Du bout des doigts
Jennifer Weiner : Alors, heureuse ?
Lauren Weisberger : Le diable s'habille en Prada
Isabel Wolff : Avis de grand frais
Emile Zola : Pot-bouille

Je n'ai pas pioché dans mes lectures préférées de l'année écoulée, estimant qu'elle étaient trop récentes. Ne figure dans cette liste qu'une sélection de ce qui aura été mes coups de coeur, je ne pouvais pas tous les mettre. Par exemple, j'ai adoré Autant en emporte le vent, mais je l'ai déjà lu deux fois, et c'est un pavé. Dans la catégorie pavé, j'ai déjà Anna Karénine... 

Pourquoi 27 titres ? Au début, je voulais en mettre 26 comme les 26 lettres de l'alphabet ou 52 semaines divisées par 2 = 26, mais je n'arrivais pas à me décider entre certains titres, alors j'en ai mis 27, de cette façon j'ai une petite marge de manoeuvre au cas où je serais en retard en décembre prochain.

Je vous tiendrai au courant de l'avancée du challenge, et je continuerai aussi à lire d'autres titres bien sûr.

par Amy publié dans : Envies de lecture
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